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Frappe de la base à Maarib: «Si nous l’avions fait, nous l’aurions, certes, déclaré» (Ansarullah)

Frappe de la base à Maarib: «Si nous l’avions fait, nous l’aurions, certes, déclaré» (Ansarullah)
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Par AlAhed avec PressTV

«Si nous l’avions fait, nous l’aurions, certes, déclaré publiquement» a déclaré le membre du conseil politique du mouvement Ansarullah, Mohammed al-Bukhaiti, au sujet de l’attaque contre une base des forces pro-Hadi à Maarib au Yémen.

Il y a trois jours une puissante frappe au missile a visé une base des forces pro-Hadi à Maarib au Yémen, faisant, à en croire les médias pro-Riyad, 116 morts. Cette frappe que Sky News a attribuée à Ansarullah aurait impliqué, toujours selon la chaîne pro saoudienne, drones et missiles. La base abritait de nouveaux recrus, ceux que Riyad et Abou Dhabi ont recruté dans les régions du sud yéménite avant de les envoyer à Nehm -nord) aux portes de Sanaa, dans l'espoir de pouvoir inverser la donne militaire, à savoir reprendre le contrôle de la capitale, après plus de 5 ans d'échecs consécutifs, et ce, sans en payer le prix.

Il s'agissait de la base d’entraînement Al-Nasr et c'était la 4e division de l'armée de Mansour Hadi, qui a été frappée. Or, Ansarullah n'a pas revendiqué cette frappe. La Résistance yéménite vient d'ailleurs de démentir toute responsabilité dans l’attaque au missile contre la base en question, et ce, par la voix de Mohammed Al-Bukhaiti, membre du conseil politique du mouvement Ansarullah : « Ce n'est pas une attaque d'Ansarullah. Si nous l’avions fait, nous l’aurions, certes, déclaré publiquement », a dit Al-Bukhaiti lundi soir 20 janvier, à la chaîne d'information Al-Jazeera.

Une autre attaque au missile contre le quartier général du troisième district militaire dirigé par des militaires yéménites, commandé par Abd Rabbo Mansour Hadi dans la ville de Maarib, a également été menée lundi soir.

Ces attaques ne sont pas les premières : on se rappelle qu'en été 2019 les positions des pro-Hadi à Maarib ont été prises pour cible, peu après la signature de «l’accord de Riyad» entre le gouvernement Hadi et le Conseil de transition du Sud. Un épisode bien significatif qui s'est déroulé simultanément à la tenue d'un conseil militaire entre les parties dans la base militaire de Sahn al-Jin à Maarib.

A Maarib, rappellent les sources proches d'Ansarullah, les positions de la Résistance sont solides et militairement parlant, la frappe n'avait aucune justification. Or, on le sait, Ansarullah ne gaspille pas ses missiles. D'ailleurs quelques heures avant l'attaque, une offensive bien «molle» des nouveaux recrus de l'axe Riyad-Abou Dhabi avait été violemment repoussée par Ansarullah, ce qui faisait perdre tout intérêt à ce qu'une frappe au missile ait lieu.

Mais en plus, le type de missile utilisé contre la base Al-Nasr ne se trouve pas dans l'arsenal d'Ansarullah: ce n'est ni Badr P1, ni Zelzal, ni Burkan. Les engins tirés contre les militaires pro-Hadi à Maarib sont de fabrication américaine, selon des témoins, et appartiennent à l'arsenal de la coalition d'agression saoudienne. Alors un coup signé Riyad contre ses propres éléments pour les contraindre à mettre un bémol à leurs réticences anti-émiraties et à s’aligner sur les positions du Conseil de transition du Sud, piloté par les Emirats? Possible. Ces derniers jours, les mutineries dans des bases placées sous commandement saoudien ne cessent de se multiplier, les «mercenaires» étant en colère contre les incompétences, les discriminations et les inégalités.

 

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