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Lorsque Trump l’emporte grâce à la faiblesse de Clinton …C’est la fin qui commence aux Etats-Unis

Lorsque Trump l’emporte grâce à la faiblesse de Clinton …C’est la fin qui commence aux Etats-Unis
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Par Akil Cheikh Hussein

«Ne laissez pas l’occasion vous échapper. Engagez-vous aux côtés de Hillary car c’est elle qui sortira gagnante… Vous serez gagnants avec elle».

C’est ce que disaient, d’une manière ou d’une autre lors des campagnes électorales, les sondages d’opinion, les analyses d’analystes, les déclarations d’hommes d’Etats et reflétaient même les positions politiques officielles de certains chef d’Etats.

Lorsque Trump l’emporte grâce à la faiblesse de Clinton …C’est la fin qui commence aux Etats-Unis

Parallèlement, la campagne a adressé à son concurrent, Donald Trump, toutes les accusations prêtes et destinées à la consommation des électeurs qui ne consacrent pas beaucoup de temps à élever le niveau de leur prise de conscience politique. Il est alors présenté comme raciste, contre les femmes, et pour plus d’excitation, la machine médiatique en arrive même à faire de lui un «homme de main» chez Poutine, un chiite, un deuxième après Barak Hussein Obama, et d’origine syrienne.

Seule, à ma connaissance, l’accusation d’échange avec «Daech» et d’autres groupes terroristes ne lui a pas été adressée car une toute petite allusion à ce soutien fourni à ces groupes met, tout de suite, en exergue, les diverses aides qu’on fournit à ce groupes  par l’administration étasunienne dont Clinton constituait, jusqu’à ces derniers mois, l’un des plus grands piliers.

Cependant, quelque chose de miraculeux est arrivé. Pour la première fois on constate que la manipulation, la machine à créer l’opinion et la position n’est pas toute-puissante. Une large partie d’électeurs étasuniens démontre qu’il est dans son pouvoir de détruire l’arrogance de cette machine et, en même temps, de jeter le joug des ces véritables potentats que certains appellent les «maîtres du monde» et certains autres la «main invisible» qui -du fait de leur dédain envers le commun des mortels- imaginent qu’il est toujours possible de se jouer d’eux et de les téléguider à la manière des robots et des drones.

Cela ne veut pas dire que l’élection du démocrate Trump et la mise en échec de Clinton la démocrate, entrainera le changement des Etats-Unis et en fera un pays épris de soutenir les causes du droit et de la justice. Croire à l’existence, sur ce plan, d’une différence entre Démocrates et Républicains relève de la naïveté. Pourtant, la confusion et l’embarras qui ont secoué, suite à l’élection de Trump, les dirigeants européens et les monarques du Golfe sont une expression évidente de l’existence d’une différence entre l’avant et l’après Trump. Ces dirigeants et monarques  furent si certains de la victoire de Hillary qu’ils se mirent à lui applaudir précocement afin de gagner du prestige auprès d’elle ! Le monde que dirigent ces dirigeants et monarques ne peut plus continuer. Certes Trump fait partie de ce monde et son succès n’est pas dû à sa puissance et à sa capacité de lancer le changement escompté par tous, mais à la faiblesse de ses adversaires et à leur impuissance à impulser le changement tant et tant promis.

Et puisqu’il n’est pas élu grâce à ses mérites mais grâce à l’épuisement de ses adversaires, il n’est pas possible pour Trump de diriger à bien les Etats-Unis ou de satisfaire leur ambition à diriger le monde.

Ce paradoxe est un indice clair de l’état d’asthénie et de recul des Etats-Unis qui pousse son navire vers les fonds de l’océan.

Le climat intérieur aux Etats-Unis est chargé de quelque chose de semblable à un début de Printemps étasunien plus miséreux que le Printemps arabe : Elections démocratiques auxquelles réagit une rue opposée d’une façon peu démocratique prenant la forme de manifestations plus ou moins violentes dans la plupart des villes aux Etats-Unis. Ces manifestations ont fait montre de suffisamment de haine envers celui qui durant les quatre ou huit années à venir  sera -si le monde continue à être ce qu’il est- le président des Etats-Unis.

On peut dire sans exagération qu’une mini-guerre civile a déjà éclaté aux Etats-Unis. Des manifestants qui cassent et brûlent alors que la police riposte par des coups de bâtons et de projectiles lacrymogènes.

Plus graves encore : Un supporteur de Trump tire des coups de feu  sur une manifestation anti-Trump, ce qui veut dire que d’autres étasuniens, de deux camps, sont persuadés que le langage des balles est plus éloquent que les paroles démocratiques.

Quant aux appels en Californie, dès l’annonce de la victoire de Trump, à l’indépendance vis-à-vis de Washington et de l’«Union», ils seraient sans doute suivis d’appels semblables dans d’autres Etats. On est ainsi face à un état de désintégration avec des répercussions comme l’apparition du fantôme de la fameuse guerre de sécession dans laquelle les Etats du Nord et les Etats du Sud se sont affrontés, il y a un siècle et demi, à coup de canon, durant cinq ans.

Pour ce qui est de l’extérieur, le moins qu’on puisse dire est que le recul et l’affaissement subis par la position des Etats-Unis dans la région se poursuivront. Peut-être à une vitesse encore plus grande qu’auparavant. Il y a l’échec de la guerre contre la Syrie. Il y a les opportunités d’une victoire proche contre les plans hégémoniques dans la région. Il y a la hausse des taux d’instabilité et d’angoisse au niveau des alliés des Etats-Unis dans la région. Il y a le grand embarras dans les rapports entres les groupes terroristes, et entre eux et leur fabricant étasunien…Et tout cela signifie que les jours de Washington sont comptés dans la région.

Quant à l’apparition d’une grande alliance opposée à Washington entre la Russie, la Chine, l’Iran et plusieurs autres pays influents, elle est un indice supplémentaire sur le fait que les griffes de Washington commencent à se relâcher.                                     

Source : French.alahednews

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