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La coopération militaire entre Moscou et Damas: Une véritable guerre contre le terrorisme

La coopération militaire entre Moscou et Damas: Une véritable guerre contre le terrorisme
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Par Akil Cheikh Hussein

Pendant plusieurs années, les gouvernements occidentaux ont œuvré avec instance pour écarter le président Assad. Pourtant, ils ont fini par le considérer comme faisant partie de la solution. Ce changement d'attitude est une conséquence de l'impuissance de tous les moyens utilisés pour mettre la Syrie à genoux.  La résistance sans faille de l'armée syrienne et de ses alliés sur le terrain, aussi bien que la carte militaire jouée par le président Poutine sur la table du conflit syrien ont également joué un rôle décisif.

Qu'un analyste ou un décideur puisse présager un évènement futur ou pronostiquer une situation donnée avec suffisamment de précision, cela fait partie de faits singuliers ou rares. Cependant, cela ne s'applique point aux La coopération militaire entre Moscou et Damas: Une véritable guerre contre le terrorismehommes politiques français du parti socialiste et tout particulièrement au ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. Il a en effet réalisé une percée historique dans ce domaine en constatant que le président syrien ne pourra continuer de gouverner la Syrie pour l'éternité.    

Par la volonté du peuple syrien

Le président syrien est sans doute le premier à reconnaitre la véracité de la prophétie de Fabius. Il sait que gouverner ou rester en vie pour l'éternité est chose impossible pour les «mortels» de ce bas-monde. Il sait également que s'il continue de gouverner la Syrie, il ne le fera que par la volonté du peuple syrien.

De toute façon, Fabius était plus réaliste et plus équilibré en rejoignant les autres responsables européens qui, des années après avoir exigé avec obstination le départ du président Assad qu'ils considéraient comme faisant partie du problème, ont fini de reconnaitre qu'il fait partie de la solution. Leur condition pour laquelle sa participation à la solution devrait se limiter à une phase de transition ne change en rien le fond de la question : Cette phase peut se prolonger, pas pour l'éternité bien sûr, mais suffisamment jusqu'à la retraite du président Assad. Mais au cas où elle ne se prolongera pas, elle ne sera couronnée que par la réélection d'Assad. En témoigne les sondages fréquemment effectués par des institutions occidentales et qui affirment qu'il est soutenu par une écrasante majorité de Syriens, résidents et migrants.

Il va de soi que ce soutien au président Assad par les citoyens de son pays est une conséquence des politiques adoptées par la Syrie depuis l'époque du président Hafez al-Assad au niveau de l'engagement au service des causes de libération nationales et panarabes : L'unité arabe, la cause palestinienne, le refus de l'endettement et de l'ouverture du pays aux formes d'exploitation qu'exercent les puissances hégémoniques. A cela s'ajoute l'action sérieuse et permanente pour le développement du pays au niveau de besoins élémentaires comme la gratuité de l'enseignement et des services de santé.

Ce sont justement ces politiques qui expliquent la haine dirigée contre la Syrie par les puissances hégémoniques internationales et régionales. Et c'est cette haine qui s'est incarnée dans la guerre qui fait rage depuis 55 mois et à laquelle participent, d'une manière ou d'une autre, des dizaines de pays occidentaux et régionaux ainsi que des centaines de groupes terroristes et takfiri soutenus par les pays en question.

Pourtant, les forces d'agression n'ont pas pu en finir avec la Syrie. Lorsque, l'année dernière, le président américain Barak Obama a pris la décision de bombarder la Syrie dans l'espoir de renverser le régime, les deux flottes russes et chinoises étaient sur le point d'entrer en action dans les eaux de la Méditerranée de la manière qui a pu convaincre Obama de reculer.

Conspiration au visage nouveau

Il parait qu'une décision européenne d'intervenir directement, ait été prise sous la pression ou avec l'aval de Washington, en vue d'installer une zone tampon ou d'interdiction de vol en Syrie, non loin de Lattaquié et, par conséquent de la base navale russe dans le port de Tartous.

Le succès d'un tel projet pourrait raccourcir la durée de la guerre du fait qu'il constitue une dangereuse menace existentielle  pour le «régime syrien» aussi bien que pour la présence militaire russe au Moyen-Orient. Cette menace atteint même le pouvoir du président Poutine en Russie.

D'où l'annonce par la Russie de nouvelles mesures militaires qui pourraient être couronnées par le déploiement de militaires russes en Syrie si cela est demandé par cette dernière… intervient (l'annonce) pour affirmer l'alliance stratégique entre la Russie et l'axe de la Résistance. C'est dans le cadre de cette alliance, qu'on a annoncé à Bagdad la conclusion d'un accord de coopération sur le plan des renseignements contre Daech incluant, jusqu'à présent, la Russie, la Syrie, l'Iran et l'Irak.

Il est clair que c'est cette évolution qui explique le renoncement précipité à l'installation de la zone tampon  ainsi que la concurrence entre les Occidentaux à considérer Assad comme faisant partie de la solution.

Cela ne signifie aucunement que les occidentaux arrêteront leurs tentatives de déstabiliser la Syrie, du moins par l'intermédiaire des groupes terroristes et takfiri. D'où l'importance, du point de vue russe, de combattre ces groupes à côté de l'armée arabe syrienne puisqu'il s'est avéré que l'alliance internationale dirigée par les Etats-Unis contre Daech ne fait que soutenir ce groupe au lieu de le combattre.

Nul doute qu'après la formation d'une alliance comprenant la Russie, la Syrie, l'Irak et l'Iran dans le but de combattre Daech et les autres groupes terroristes, la mission sera rapidement accomplie. Rien que pour son sérieux qui fait défaut chez les Occidentaux qui leur arrivent parfois d'envoyer des troupes vers les zones de combats en Syrie et en Irak tout en les habillant à la manière de «Daech» !

Il est certain que, rejoignant l'axe de la Résistance, un allié puissant comme la Russie ouvrira de larges perspectives devant la faillite des projets hégémonique  en Syrie, dans la région  et le reste du monde.

Source : Al-Ahednews

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