noscript

Please Wait...

alqods2021

Référendum grec: une «victoire» pour Tsipras, un «séisme» pour l’Europe

Référendum grec: une «victoire» pour Tsipras, un «séisme» pour l’Europe
folder_openEurope access_time depuis 5 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé lundi sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d’Athènes.

«Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de certains membres de l’Eurogroupe, et de +partenaires+ associés, (...) pour mon +absence+ des réunions; une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison je quitteRéférendum grec: une «victoire» pour Tsipras, un «séisme» pour l’Europe
le ministère des Finances aujourd’hui», a-t-il expliqué sur son blog.

Selon lui, «la valeur» du résultat du référendum, qui a vu le non l’emporter à 61,31%, est «importante», «comme (celle de) tous les combats pour les droits démocratiques».

«La grande légitimité apportée à notre gouvernement» doit être «investie immédiatement dans un OUI à une solution adéquate», a-t-il ajouté, appelant à un accord comprenant «une restructuration de la dette, moins d’austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes».

«Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté», a dit Yanis Varoufakis, habitué des sorties publiques.

M. Varoufakis est remplacé par Euclide Tsakalotos, jusqu’à présent vice-ministre des Affaires étrangères en charge des questions économiques, qui l’avait déjà remplacé à la table des négociations à Bruxelles.

La Grèce crie son «non»

Le non massif des Grecs à la poursuite d’une austérité drastique imposée de l’extérieur est à la fois «une victoire politique» pour le Premier ministre grec Alexis Tsipras et «un séisme» pour l’Europe, estiment lundi les éditorialistes.

Tous les journaux nationaux font leur une sur le référendum grec.

«Le +non+ qui ébranle l’Europe» titre ainsi les Echos. «C’est une victoire politique pour Alexis Tsipras et une plongée dans l’inconnu pour la Grèce, menacée de sortie rapide de la zone euro et de faillite bancaire», commente le quotidien économique.

«La Grèce claque la porte au nez de l’euro», affirme L’Opinion alors que en une de 20 Minutes «La Grèce crie son +non+».

«La Grèce fait un grand pas vers la sortie de l’euro», assure en une Le Figaro. «Les mises en garde solennelles contre les dangers du référendum n’y auront rien changé: les Grecs ont décidé de suivre Alexis Tsipras dans sa folle aventure», regrette Gaëtan de Capèle dans l’édito du quotidien libéral. Les Grecs ont ainsi, selon lui, «préféréRéférendum grec: une «victoire» pour Tsipras, un «séisme» pour l’Europe
l’affrontement jusqu’au bout, prélude au grand saut dans l’inconnu», mais «c’est leur choix démocratique», reconnait-il, «il convient de le respecter...»

C’est d’ailleurs ce qu’exige L’Humanité en une: «Maintenant, respectez le non du peuple grec!». «Oxi. C’est un coup de tonnerre dans l’Europe de l’austérité», se réjouit l’éditorialiste du quotidien communiste Maurice Ulrich. «Le non lucide, courageux et puissant d’un peuple debout... Une magnifique leçon de démocratie que la Grèce et ses dirigeants ont donnée à l’Europe» et «au-delà».

Comme à son habitude, Libération donne dans le jeu de mot «Non de Zeus» en une et «L’oxi gêne» en page intérieure. «Veut-on rejeter un peuple qui légitime sa rébellion par sa souffrance? Veut-on briser le long rêve d’une Europe unie, porté par plusieurs générations depuis la guerre, rassemblée sur des valeurs humanistes, seule à même de jouer un rôle sur la scène mondiale?», s’interroge Laurent Joffrin dans l’édito du quotidien. «Entre austérité et décomposition politique, il faut maintenant choisir.»

«C’était le coup de poker d’un jeune homme politique. C’est, depuis hier soir, le casse-tête de toute la zone euro», résume Laurent Marchand (Ouest France) sous le titre «séisme européen».

«Tous les grands de cette Europe désincarnée peuvent ruminer. Ils ont perdu. Face à un peuple rongé par ses souffrances quotidiennes et piloté par les marionnettes de la finance, l’Europe se réveille ce matin avec la gueule de bois», assure Yann Marec (Le Midi Libre). Le non sans appel des Grecs «marque un tournant dans l’histoire de la construction européenne» et c’est désormais «au couple Hollande-Merkel de montrer s’il est à la hauteur de l’enjeu», ajoute-t-il.

«Conforté» par ce vote, M. Tsipras «redevient un interlocuteur incontournable» écrit Benoît Gaudibert (L’Est Républicain). Et ce alors qu’il était désigné «comme l’homme à abattre par nombre de responsables européens», rappelle Dominique Garraud (La Charente Libre).

«La force du non va contraindre les pays européens, y compris l’Allemagne, malgré les postures de ses dirigeants, à rouvrir le dialogue», veut croire Bernard Stéphan (La Montagne). «Et à envisager probablement de toucher au tabou, celui de la renégociation de la dette».

Source: agences et rédaction

Comments

//