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L’accord sur le nucléaire iranien, un grand pas vers la victoire de l’Axe de la Résistance

L’accord sur le nucléaire iranien, un grand pas vers la victoire de l’Axe de la Résistance
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  Par Akil Cheikh Hussein

Grand événement historique. Plus de 36 ans pendant lesquels des efforts effrénés ont été déployés pour renverser le régime de la révolution islamique en Iran, dont 13 ans destinés à des négociations visant initialement à priver l'Iran de son programme nucléaire pacifique aboutissent à un résultat situé aux antipodes des objectifs escomptés par les Occidentaux.

Les grandes lignes d'un accord définitif sur la poursuite du programme nucléaire iranien sous sa forme acceptée par le groupe 5+1 étant fixée, le diable qui se cache dans les détails encore controversés ne parait pas en mesure de stopper l'évolution de ceL’accord sur le nucléaire iranien, un grand pas vers la victoire de l’Axe de la Résistance
processus vers son objectif final.

Car tout obstacle sérieux qui perturberait cette évolution ne fera que provoquer un retour à la case départ, c'est-à-dire à la situation non désirée par le président américain, Barak Obama. C'est-à-dire aux hostilités ouvertes et à la guerre froide pouvant se muter à tout instant en guerre chaude entre l'Iran, d'une part, et les Etats-Unis et leurs alliés régionaux et internationaux, d'autre part.

Washington poursuit sa politique d'agression

Ce désir américain d'éviter la guerre n'est pas issu d'un réveil d'une raison magnanime ou de la conscience morale. Washington poursuit en effet sa politique d'agression sous des formes variées partout dans le monde. De l'Amérique latine jusqu'au Yémen en passant par l'Afrique, l'Europe de l'Est et la région pacifique… Même son option pour la paix avec l'Iran se réduit au seul dossier nucléaire, alors que se poursuit sa conduite agressive à l'encontre de Téhéran à partir des considérations traditionnelles pour lesquelles l'Iran serait un pays qui soutient le terrorisme et ne respecte pas les droits de l'homme.

La raison principale qui explique le désir d'Obama de voir aboutir les négociations sur le dossier nucléaire iranien est l'échec flagrant des politiques américaines en vue de renverser la République islamique: Interventions directes (l'aventure ratée dans le désert de Tabas), soutien au terrorisme et tentatives pour déstabiliser l'Iran de l'intérieur, guerre par procuration menée par le régime de Saddam Hussein, tentatives pour éliminer les alliés de l'Iran dans la région, sanctions, guerre économique en poussant l'Arabie saoudite à brader les prix du pétrole… Même l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan avoisinant l'Iran de l'est et de l'ouest était un prélude avorté à l'invasion de l'Iran.

En dépit de tout cela, l'Iran n'a pas seulement résisté. Il a en plus réalisé de grands sauts sur tous les plans du développement économique, social, scientifique et culturel. Sa politique extérieure a réalisé d'éclatants succès à travers des alliances nouées dans la région et ailleurs dans le monde. Mais surtout à travers les victoires remportées face à l'ennemi israélien par les factions de la Résistance au Liban et à Gaza, et la résistance de la Syrie, du Liban, de l'Irak et du Yémen face aux tentatives de démantèlement et de destruction.

D'où, le progrès effectué jusqu'à présent sur le plan des négociations au sujet du nucléaire iranien se présente comme une tentative américaine pour limiter les dégâts dans le contexte de la nouvelle stratégie américaine visant à ne pas s'engager dans de nouvelles guerres dans la région. Mais tout en tenant à lancer des guerres par procuration ouvertes -pour le compte du projet hégémonique israélo-américain- par des parties comme les régimes arabes vassaux et les organisations terroristes takfiri.

Alors que ceux qui se sentent lésés par la signature de l'accord craignent une telle évolution en raison des grands acquis qu'il assurera à l'Iran et qui ont permis à certains d'accuser Obama de chiisme, la question qui se pose est la suivante: Comment cette entreprise d'Obama qui a fait éclater des désaccords assez graves à l'intérieur des Etats-Unis et entre les Etats-Unis et tous leurs alliés, pourrait-elle aider Washington à sortir de sa crise dans la région ou à y récupérer sa place en tant que puissance hégémonique suprême?

La confrontation se poursuit… sous d'autres formes

Dans ses interventions publiques au sujet de l'accord, le président Obama ne peut pas dissiper les craintes des opposants en leur faisant comprendre que sa stratégie est une autre forme de la guerre que mènent Washington et ses alliés contre l'Iran et l'Axe de la Résistance qui pourrait réussir là où toutes les autres ont échoué. Un tel aveu peut saper toute cette stratégie.

Il se contente donc, primo, de souligner le «manque de confiance», ce qui veut dire que l'hostilité américaine de principe envers l'Iran est toujours active, et secundo, que l'accord empêchera l'Iran de fabriquer une arme nucléaire, ce qui serait selon lui une grande victoire pour les Etats-Unis et leurs alliés.

Il est clair donc que la signature de l'accord intervient comme une nouvelle étape de la guerre soft ayant pour but de réaliser ce que la guerre dure n'a pas pu réaliser. Pourtant, les aspects accumulés jusqu'à présent de l'échec de cette nouvelle stratégie prouvent que le nouveau pari américain vise à sauver ce qui est possible de sauver en matière d'intérêts américains en comptant sur les forces qui montent en puissance dans la région. Mais en tenant à embourber les outils et les alliés régionaux dans des guerres ratées d'avance dont le but ultime est d'améliorer les conditions de négociations dans les étapes à venir avec l'Axe de la Résistance, c'est-à-dire avec la seule partie qui a prouvé sa capacité de construire l'avenir.  

Source: french.alahednews

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