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Beyrouth

Les conflits de la région seront-ils en harmonie avec la théorie de la sécurité nationale israélienne?

Les conflits de la région seront-ils en harmonie avec la théorie de la sécurité nationale israélienne?
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Par Ihab Chawqi

En exposant les bases de cette théorie élaborée depuis de longues années, on constate la coïncidence étonnante avec les évolutions des événements et de la géographie. Un fait qui confirme que ce qui se déroule n'est point une coïncidence, mais plutôt une action planifiée, dans la mesure où les parties ne font pas de réactions, et constituent des outils.

Dans ce contexte, on évoque deux faits:

Le premier, on déplore le fait que l'ennemi soit dans un état de faiblesse stratégique en raison de la croissance de la résistance dans son entourage, le développement de ses potentialités et de l'équilibre de la dissuasion et que la Nation soit également dans un état de faiblesse stratégique devant l'ennemi, soumise littéralement à son agenda sécuritaire.

En second lieu, lorsque l'entité sioniste a été installé au sein de la Nation, comme entité visant à saper son unité et la communication entre ses composantes, notamment entre l'Egypte, le Maghreb arabe avec Damas et l'Irak et "le Croissant fertile", conformément à l'expression coloniale, tous ces faits signifient que l'entité ennemie est entourée de pays hostiles et que les forces coloniales lui assurent la protection et la couverture, comme source essentielle de la sécurité, ce qui est à l'origine de la suprématie militaire sioniste. De surcroit, cette entité s'est employée à propager tout ce qui accentue les divisions et la fragmentation des pays de l'entourage afin de les affaiblir. Une politique qui fut la base existentielle de la philosophie de la sécurité israélienne.

Certains rapports indiquent que les objectifs politiques qui constituent le fondement de la théorie de la sécurité, n'ont pas été fixés par le commandement politique, depuis la fin de 1948, année de la Nakba jusqu’à nos jours. Cependant, ce fait ne signifie point que ces objectifs sont absents. Ils constituent une série de principes qui ressemblent à la Constitution britannique non écrite.

Nous exposons ci-dessous, certains documents écrits depuis plusieurs années sur la théorie de la sécurité sioniste, sans aucune interprétation:

Premièrement: La théorie de la sécurité nationale israélienne est fondée sur le concept du tracé stratégique de la carte des pays arabes, divisée en zones ou circonscriptions stratégiques importantes. «Israël» divise la Nation arabe en trois zones stratégiques:

-La zone de la Vallée du Nil, avec l'Egypte en tête.

-La zone du Levant, dont le commandement est disputé entre l'Irak et la Syrie

-La zone du Golfe arabe, où l'Arabie saoudite constitue l'Etat central.

L'ex- Premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait ajouté deux autres zones liées au champ vital de l'entité ennemie:

-La Zone islamique, comprenant les pays islamiques actifs, notamment l'Iran, le Pakistan et les pays de l'Asie centrale.

-La zone africaine, comprenant les pays des sources du Nil, ainsi que les pays ayant une influence sur la Mer Rouge.

Deuxièmement, la stratégie d'«Israël» à l'égard de la sécurité est basée sur trois piliers:

-Empêcher le rapprochement et la coordination  entre les pays qui dirigent ces zones, notamment les deux zones de la Vallée du Nil et du Levant.

-Tenter d'encourager les opérations de défection au sein de chaque zone, notamment la zone du Levant.

-La stratégie d'«Israël» à l'égard des pays islamiques est fondée sur l'interdiction ou l'entrave de tout rapprochement ou coordination entre la zone islamique et celle du Golfe arabe

-En ce qui concerne la zone africaine, Israël s'emploie à entretenir des relations étroites avec les pays des sources du Nil, et avec les pays bordant le sud de la Mer rouge, dans le but d'exercer des pressions sur l'Egypte et le Soudan dans l'affaire des eaux, tout en assurant la liberté de la navigation dans la Mer rouge

-Empêcher toute tentative de coordination entre l'Egypte et l'Arabie saoudite, au niveau des zones de la Vallée du Nil et du Golfe arabe.

On ajoute quelques clarifications sur la stratégie de l'ennemi:

Le veto sur les relations entre l'Egypte et la Syrie, quels que soient les régimes dans ce deux pays, interdit la coordination entre la Vallée du Nil et le Levant, tout comme l'encouragement du clivage au sein de chaque zone, via les différends entre l'Egypte et les pays africains, et la provocation des discordes entre la Syrie et le Liban, grâce à des lois similaires à celles de César, et le blocage de la communication syro-irakienne, par l'installation des forces américaines dans l'est de l'Euphrate, par l'exploitation des takfiristes et les tentatives d'éloigner l'Irak de l'Iran et de l'axe de la résistance.

Les échos de la sécurité israélienne sont clairs dans la zone islamique, par l'empêchement de la communication des pays du Golfe avec l'Iran et cette hostilité injustifiée à l'égard la République islamique, tout en remplaçant les relations normales avec l'Iran, par la normalisation avec l'ennemi israélien.

Au niveau de la zone africaine, on constate le rôle d '«Israël» sur le continent, ses relations avec les pays des sources du Nil, ses relations avec l'Ethiopie et l'Erythrée, et ses ambitions dans l'est du continent où se situent les pays bordant la mer Rouge. Ce fait explique son rôle dans l'agression contre le Yémen, et la présence des experts sionistes dans les chambres d'opération de l'offensive saoudienne contre le Yémen, où réside la garantie de la sécurité israélienne dans la Mer rouge.

Quant au rapprochement égypto-saoudien, le rôle assigné à l'Arabie saoudite est de contenir l'Egypte loin de la résistance ou de la combattre de toutes les manières quand il y a un régime de résistance tel que le régime d'Abdel Nasser, et peut-être la pression sur l'Egypte pour lui retirer les iles Tiran et Sanafir, ce qui fut la meilleure expression du rôle saoudien dans la sécurisation de l'ennemi par la liberté de navigation en Mer Rouge quand des développements se produisent, sans parler de projets comme NEOM qui constituent une mise en œuvre littérale du projet Shimon Peres sur le nouveau Moyen Orient.

On constate également une application textuelle de la stratégie de la sécurité de l'ennemi israélien dans laquelle les Etats du Golfe sont impliqués, malgré leurs divergences. L'Arabie saoudite, les Emirats et le Qatar sont tous impliqués, la Turquie est une arme de l'OTAN, et l'Egypte s'aligne sur ses ennemis au détriment de sa sécurité nationale.

Ce qui précède est un appel pour le suivi des dossiers et des évènements de l'angle de vue de la sécurité israélienne, ce qui explique plusieurs faits qui semblent antagonistes.

 

 

 

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