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Comment le Covid-19 dérègle le système immunitaire

Comment le Covid-19 dérègle le système immunitaire
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Par AlAhed avec Le Figaro

Le registre des mauvaises surprises du Covid-19 continue de s'enrichir. De récentes études sur des patients hospitalisés des suites d'une contamination au coronavirus attirent désormais l'attention sur l'affaiblissement d'un certain nombre de cellules essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire.

D'après une enquête parue vendredi 26 juin dans le New York Times, ces recherches permettraient de comprendre «pourquoi si peu d'enfants tombent malades une fois infectés, et suggère qu'une combinaison de médicaments serait nécessaire pour traiter le coronavirus, comme c'est le cas pour le VIH».

Dès le mois de mai, une équipe de chercheurs de l'université de Pennsylvanie pointait les grandes perturbations du système immunitaires des patients souffrant du Covid-19.

Une seconde étude menée quelques semaines plus tard par la même équipe identifiait trois types de défaillances immunitaires chez ces patients, et observait que les lymphocytes T et B, en charge de la réponse immunitaire, étaient inactifs chez près de 30% des patients examinés.

Une conclusion corroborée par une étude chinoise menée à la même période.

Une autre étude menée par une équipe de chercheurs du King's College de Londres indique un lourd dérèglement des niveaux de molécules nommées IP10, responsables de l'envoi des lymphocytes T vers les parties du corps où elles sont requises.

Si d'ordinaire la hausse des niveaux d'IP10 n'est que temporaire, ils demeurent élevés dans la durée dans le cas des patients Covid-19, ce qui occasionnerait une réponse immunitaire désordonnée.

«Imaginez qu'Usain Bolt entende le signal de départ d'une course et se mette à courir», explique au New York Times le docteur Adrian Hayday, un des responsables de cette étude. «Tout à coup il entend à nouveau ce signal de départ, et encore, et encore. Que ferait-il ? Il s'arrêterait, confus et désorienté».

D'après les recherches, cette réponse désordonnée occasionnerait une déperdition de lymphocytes T particulièrement visible chez les patients de plus de 40 ans, âge auquel le thymus, la glande responsable de la sécrétion des lymphocytes T, devient moins efficace.

Ces recherches indiqueraient donc pourquoi les enfants, chez qui le thymus est plus actif, souffriraient moins du Covid-19 une fois infectés par le coronavirus.

Ces recherches laissent entendre que «le modèle de traitement du VIH, à savoir un cocktail de médicaments antiviraux, serait une bonne piste pour ceux qui sont légèrement affectés autant que ceux qui sont sévèrement atteint» par le coronavirus, note le New York Times.

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