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USA: l’inspecteur limogé par Trump menait une autre enquête gênante pour Pompeo

USA: l’inspecteur limogé par Trump menait une autre enquête gênante pour Pompeo
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Par AlAhed avec AFP

L'inspecteur général du département d'Etat américain, limogé par Donald Trump, menait une autre enquête potentiellement embarrassante pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, au sujet de ventes d'armes controversées à l'Arabie saoudite, a déclaré ce lundi un élu démocrate. 

À la demande de Mike Pompeo, le président des Etats-Unis a limogé vendredi soir Steve Linick, dont le rôle est de contrôler, en toute indépendance et avec toute latitude, l'exercice du pouvoir exécutif au sein de la diplomatie américaine. L'opposition démocrate a aussitôt dénoncé une «vengeance» politique et a ouvert une enquête parlementaire à la Chambre des représentants, qu'elle domine.

Car, d'après elle, l'inspecteur venait d'ouvrir une enquête sur des plaintes selon lesquelles le secrétaire d'Etat confiait des tâches domestiques à un agent du ministère payé avec l'argent du contribuable: sortir le chien des Pompeo, aller chercher leurs vêtements au pressing ou encore faire des réservations au restaurant pour des repas privés du couple.

Une obscure procédure «d'urgence»

Mais l'inspecteur s'intéressait aussi à d'autres aspects, plus politiques, du mandat du ministre, a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Eliot Engel. «J'ai appris qu'il y a peut-être une autre raison au limogeage de l'inspecteur général Linick», a tweeté cet influent élu démocrate. 

«Ses services enquêtaient - à ma demande - sur la déclaration d'urgence fallacieuse faite par Trump pour pouvoir envoyer des armes à l'Arabie saoudite», a-t-il ajouté. «Nous n'avons pas encore le tableau complet, mais il est troublant de savoir que le secrétaire d'Etat Pompeo voulait se débarrasser de Linick», a-t-il insisté. 

L'administration Trump avait en effet invoqué il y a un an «l'agression iranienne» pour vendre des armes à Ryad malgré l'absence de feu vert du Congrès américain, qui s'y opposait en raison de l'attitude de plus en plus critiquée du royaume saoudien. 

Et c'est Mike Pompeo lui-même qui avait eu recours à une obscure procédure d'«urgence» pour débloquer 22 contrats d'armement en souffrance pour un montant total d'environ 8 milliards de dollars. Les parlementaires démocrates avaient dénoncé un tour de passe-passe «sans précédent» et «inacceptable», voire un «abus de pouvoir» et un «mépris total pour le Congrès».

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