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Zoulfikar, une école de créativité depuis le premier tir

Zoulfikar, une école de créativité depuis le premier tir
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Par Mohammad Al-Housseïni

Tout ce qui a été écrit et dit à propos de Mostafa Badreddine ou «Zoulfikar» comme il aimait être nommé, ne suffit pas pour éclairer assez la nature et grandeur de cet homme, doté d'un long parcours d'exploits sécuritaires et militaires depuis le début de son itinéraire jihadiste.

En effet, cet homme développait constamment ses connaissances et compétences, ainsi que ses convictions. Il était connu par son attachement à la lecture et aux études, en dépit de ses innombrables responsabilités. C'était l'homme des surprises par excellence.

Essence de l'histoire

Mostapha Badreddine qui a grandi dans les quartiers de la Banlieue sud de Beyrouth, n'a pas seulement été marqué par les souffrances quotidiennes, comme la plupart des hommes révolutionnaires ou des chefs internationalistes. Il braquait plutôt son regard vers un horizon qui dépasse la réaction, vers la prise de l'initiative et l'action.

Sa vision n'était point limitée à la scène libanaise. Il l'étendait vers la Palestine et la mosquée Al-Aqsa, placées sous l'occupation, prônant le grand objectif du projet de la confrontation avec les forces hégémoniques. C'est ici que réside l'essence de son histoire.

Durant la période des offensives israéliennes contre le Liban sud, sayed Zoulfikar a mené les exercices militaires dans un camp relevant du mouvement Fath dans le Liban sud, aux côtés de son compagnon sur la voie du jihad, haj Imad Moghnieh.

Rapidement, il a exploité ses nouvelles connaissances par la formation d'un groupe de jeunes hommes dans la cour d'une école de la Banlieue sud. Ainsi, il mit en place le premier noyau d'un mouvement jihadiste ayant pris plusieurs noms à l'époque, dont les «commissions d'action», ou «le rassemblement des jeunes croyants».

La première étape fut les affrontements courageux avec l'ennemi à Khaldé, lors de l'invasion sioniste de 1982, en plus des combats sur le front de la Faculté des sciences et de l'entrée est de la Banlieue sud.

Je n'ai point de temps pour dormir

Les exploits de sayed Zoulfikar lors des confrontations portent ses empreintes dans la planification, l'exécution, la supervision et même la présence directe. Depuis le premier tir et jusqu’à son martyr, partout où il s'est trouvé au Liban ou à l'extérieur, il était sur le point de tomber en martyre. Cet homme ne dormait pas. Il disait toujours «Je n'ai pas le temps de dormir…mon ennemi ne dors pas».

Sayed Zoulfikar qui initiateur des progrès des tactiques, des méthodes et des plans de la résistance avec une progression bien examinée, ne fermait les yeux sur aucun détail, dans le fond ou dans la forme. Il adoptait les hautes techniques et tenait même à présenter chaque moujahed en une allure complète, allant de sa coiffure et de sa tenue militaire au cirage de ses chaussures.

L'ex chef d'état-major de l'armée israélienne, Beny Gantz, a commenté ce fait au terme de l'un des affrontements de 2005, notant que le Hezbollah était dans une période de développement de ses opérations sur le terrain, puisque chacun de ses combattants est équipé et capable d'ouvrir un front tout seul.

 L'école de Zoulfikar

Certains de ses compagnons évoquent l'école de la créativité sécuritaire et militaire créée par ce grand martyr lors de la fondation de l'armée de la résistance et dont les exploits furent clairs en face de l'ennemi israélien au Liban et de l'ennemi takfisirte en Syrie.

Ils précisent que le martyr a œuvré pour fusionner la tactique de la guérilla avec les méthodes de combat adoptées par l'armée classique, une école que personne n'avait précédée dans l'histoire des mouvements de libération, notant que le facteur de force et pilier de cette école résidait dans le cumul des expertises et expériences, des cours de formation et du suivi permanent des arts martiaux et de la guerre psychologique, pour constituer un cercle de feu autour de l'ennemi lors de toute confrontation.

Un cercle que cet homme a tracé avec son sang, sa sueur et ses blessures, remerciant Dieu à chaque victoire.

Ce fut sayed Zoulfikar…

 

 

 

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