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Imad Moughnieh, des empreintes en Palestine, l’ultime cause

Imad Moughnieh, des empreintes en Palestine, l’ultime cause
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Par AlAhed

Tout endroit à la frontière est imprégné de l'odeur du «spectre» qui y a semé des esprits immortels. Imad Moughniyeh ou le haj de Palestine a dédié sa vie à cette terre, que surplombe la localité Al-Labbouné, à la frontière du Liban sud.

Haj Imad habitait chaque once de terre du Liban sud. Face à l'ancien poste militaire Al-Hamra, nous attendait un des compagnons du jihad de haj Radwan. Abou Jihad, passionné de la Palestine, narre plusieurs histoires sur les débuts d'Imad Moughniyeh. Ces jours où il a porté les armes pour terroriser l'occupant aux entrées de Beyrouth, avec ses tactiques militaires.

Abou Jihad, ancien chef dans l'une des organisations de la révolution palestinienne, s'arrête sur les relations de haj Radwan avec la résistance palestinienne et ses factions. Cet homme avait effectué une réconciliation intellectuelle avec les composantes de la résistance palestinienne, à partir de ses rencontres avec ses chefs à la suite de l'invasion israélienne de la capitale libanaise, dont les chefs du front populaire de la libération de la Palestine.

Imad Moughnieh, des empreintes en Palestine, l’ultime cause

Durant cette période, le martyr Imad Moughnieh a voulu bénéficier de la présence des factions de la résistance palestinienne, dans la Békaa. Selon Abou Jihad, il a rejoint un groupe de combattants pour participer à des entrainements sur la guérilla, la lutte contre l'espionnage et la collecte des renseignements sur l'ennemi. Il jugeait que l'individu devait toujours développer ses compétences et utiliser les meilleurs moyens pour confronter l'ennemi.

Les entraineurs militaires découvrirent alors qu'ils étaient devant un type spécial, doté des connaissances et des compétences en matière de combat de la capacité au commandement.

Tous les rassemblements israéliens de l'entourage de Beyrouth jusqu'à Damour doivent être frappés

L'expérience d'Abou Jihad avec le martyr Imad Moughnieh s'est poursuivi après les entrainements, lors des opérations sur le terrain. «Nous avons commencé à coordonner des opérations communes, selon le principe que tous les rassemblements israéliens dans l'entourage de Beyrouth allant vers la région de Damour doivent être frappés par toutes les armes possibles pour que l'ennemi soit privé de tout lieu sûr. Ainsi se sont déroulées plusieurs opérations près du pont Damour et dans d'autres lieux, avant d'entamer les opérations dans le Liban sud à l'initiative de Imad Moughnieh, notamment lors de l'opération du martyr Ahmad Kassir à Tyr, en plus d'autres opérations effectuées dans l'entité sioniste, arrivant à la capture de soldats israéliens, dans le but de briser le concept de la suprématie israélienne. En effet, les empreintes et la planification de Imad Moughnieh étaient clairs dans ces opérations, comme celle de Kfardounine, qui a provoqué un changement dans le concept du conflit avec l'ennemi, aux côtés d'autres opérations militaires que l'histoire évoquera», a raconté Abou Jihad.

Cet homme poursuit son discours sur Imad Moughnieh qui affirmait toujours que toute résistance est privée de valeur, si elle ne soutient pas la Palestine. Il  estimait que cette résistance devait unifier les efforts face à l'ennemi.

Imad Moughnieh avait les capacités d'assurer les armes et les ressources à la bataille non seulement aux mouvements islamiques mais à tout combattant palestinien, pour constituer plus tard, comme le Hezbollah, et la République islamique de l'Iran, une icône pour le combat aux yeux du peuple palestinien.

Imad Moughnieh avait sa propre vision selon laquelle remporter la victoire contre l'ennemi nécessite la lutte armée. Il a œuvré pour développer l'idée du jumelage entre la guerre populaire et la guérilla, en plus d'une touche de guerre classique basée sur le recours aux roquettes, afin de créer une nouvelle équation.

Abou Jihad a évoqué plusieurs discussions avec le martyr qui affirmait que l'accrochage social avec l'ennemi constitue une nécessité stratégique qui doit être protégée par la dimension militaire et jihadiste. Un fait qui a effectivement eu lieu arrivant aux victoires successives de Gaza et à la destruction de la structure de l'armée de l'occupation, par une arme efficace utilisée par un combattant ayant une ferme doctrine islamique et nationale, comme les roquettes Cornet qui ont détruit les tanks Merkavas, cette légende de l'armée israélienne

La relation avec Gaza et les factions de la résistance

Abou Jihad a évoqué les relations d'Imad Moughniyeh avec Gaza et ses factions de résistance.

Il a rappelé que cet homme croyait à l'idée du conflit sur plusieurs étapes, mais sans ignorer l'objectif stratégique.

Les deux parties ont convenu en premier lieu que les attaques contre l'ennemi doivent se transformer en accrochages. Ainsi furent entamés les embuscades et les affrontements directs.

Par ailleurs, on œuvrait pour assurer des armes de qualités, portées par des combattants compétents pour parvenir à une nouvelle forme de conflit,  menacer directement la sécurité israélienne et lui couter de grandes pertes. Dans ce contexte, il a fait usage de la force que possède le Hezbollah et l'a transmis à toutes les factions, dont les brigades des martyrs d'Al-Aqsa relevant du Fath. Ce rôle ne s'est pas arrêté après son martyre, mais ses compagnons ont poursuivi cette voie, pour que les missiles s'abattent plus tard  sur «Tel Aviv» et d'autres points de colonisation sioniste.

De surcroit, la fidélité de haj Radwan à la Palestine n'est point limitée au plan militaire et sécuritaire. Cet hommes possédait le sens humain, lié aux souffrances du peuple palestinien et aux camps des refugiés.

Abou Jihad a affirmé que le Palestinien était le partenaire de haj Imad dans l'éducation, la géographie et le sort commun. Il concevait le camp des refugiés comme étant  un réservoir humain dont l'histoire doit être respectée ainsi que son droit à la lutte et à la dignité.

Abou Jihad a rapporté plusieurs mots que répétait Imad Moughniyeh dans ses lettres et messages, illustrant ses points de vue et constantes sur la cause palestinienne et sa victoire inéluctable. Avec ses yeux remplis de larmes, il porte une image du martyr de la nation de la résistance et la lance au-delà de la frontière. Puis il s'agenouille pour humer la terre avant de revenir sur ses pas, accompagné de ses souvenirs sur un homme qui a toujours vaincu l'occupant. C'était Imad Moughniyeh.

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