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L’UE met en garde contre une fin de l’accord sur le nucléaire iranien

L’UE met en garde contre une fin de l’accord sur le nucléaire iranien
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Par AlAhed avec AFP

Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a averti vendredi 10 janvier à Bruxelles que l'Iran devait se conformer à ses engagements pour éviter la fin de l'accord sur le nucléaire, qu'il n'a pas exclue.

«Nous sommes désireux de maintenir cet accord mais pour cela nous avons besoin que l'Iran remplisse ses engagements» et «revienne à un respect total de l'accord sans délai», a souligné Josep Borrell à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 28.

«Nous croyons fermement qu'il est dans notre intérêt de préserver le JCPOA (sigle de cet accord signé en 2015) autant que possible. Sans (cet accord), l'Iran serait une puissance nucléaire», a-t-il poursuivi au cours d'une conférence de presse.

Le responsable européen a répété «regretter» la décision des Etats-Unis qui s'en sont retirés en 2018 et ont rétabli des sanctions. Le point de départ d'une nouvelle crise entre Washington et Téhéran qui a culminé avec l'assassinat le 3 janvier à Bagdad, par un tir de drone américain, du général iranien Qassem Soleimani.

«Peut-être que nous ne pourrons pas éviter que le JCPOA soit finalement annulé, parce qu'il est possible que le mécanisme de règlement des différends soit activé, et je ne peux pas exclure que cela arrive», a concédé Josep Borrell, tout en ajoutant qu'«aujourd'hui l'état d'esprit général était à éviter que cela n'arrive».

Suite aux sanctions américaines imposées, l'Iran a commencé à détricoter l'accord, affirmant dimanche dernier ne plus se sentir tenu par aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses» utilisées pour la production de combustible nucléaire.

La France et l'Allemagne ont averti que si l'Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements, elles pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Mais la décision d'entamer cette procédure n'a pas été discutée vendredi. Les Européens attendent le résultat d'inspections de l'ONU sur le terrain.

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