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La TV publique italienne s’abstient de diffuser une interview d’Assad: «L’Europe était un acteur principal dans la provocation de chaos en Syrie»

La TV publique italienne s’abstient de diffuser une interview d’Assad: «L’Europe était un acteur principal dans la provocation de chaos en Syrie»
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Par AlAhed avec agences

Dans une interview accordée à la TV italienne Rai News 24, qui s’est abstenue de la diffuser, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que «l’Europe était un acteur principal dans la provocation de chaos en Syrie», assurant que l’avenir du pays est «prometteur».

Selon le bureau de presse de la présidence syrienne, la chaine de télévision Rai News 24 avait interviewé le président syrien, le 26 novembre dernier, via sa présentatrice Monica Maggioni. Il était convenu qu’elle soit diffusée le lundi 2 décembre, mais la TV publique italienne s’était abstenue de la diffuser sans donner d’explication.

«Il aurait été préférable pour un média européen d’observer les principes proclamés par l’Occident, surtout qu’il opère dans un pays qui fait partie de l’Union européenne pour lequel la liberté de la presse et le respect de la diversité des points de vue devraient faire essentiellement partie de ses valeurs», a déploré le bureau de presse de la présidence syrienne.

Lors de la dernière liaison avec la télévision italienne, le bureau a donné un dernier délai pour la diffusion de l’émission, faute de quoi il a assuré vouloir la diffuser sur les comptes internet de la présidence syrienne, et sur un certain nombre de chaines de télévision le lundi 9 décembre.

«L’avenir est prometteur»

Dans cette interview, le président Assad a indiqué que «l’avenir de la Syrie est prometteur», soulignant avoir «tiré des leçons de cette guerre». «Nous sortions plus forts de cette guerre.»

Et de préciser: «l’armée syrienne a réalisé une progression durant les quelques années passées et a libéré de nombreuses zones des terroristes. Idleb (où se trouve le Front Nosra, soutenu par les Turcs) et la partie nord de la Syrie (envahie par la Turquie le mois dernier) sont seules qui restent».

Sur les pas réalisés dans le processus de réconciliation, le président Assad a assuré que «la situation dans cette question n’est pas compliquée», soulignant «l’importance de l’amnistie promulguée pour permettre aux gens de vivre ensemble et à ceux qui vivaient hors des zones contrôlées par le gouvernement de regagner aux institutions et à la primauté de loi, de déposer leurs armes et de s’engager aux lois».

Concernant la présence des réfugiés en Europe, le président syrien a fait savoir que la raison de cette présence est le terrorisme, soutenu par l’Europe, les Etats-Unis, la Turquie et autres, et que «l’Europe était un acteur principal dans la provocation du chaos en Syrie», précisant: «Vous récoltez ce que vous semez».

«Ce qui doit inquiéter tout Etat sur les civils est le soutien qu’apporte l’Occident aux terroristes et les sanctions imposées au peuple syrien qui ont rendu la situation pire qu’avant», a-t-il dit, espérant que le Vatican, qui avait envoyé un message à la Syrie pour y exprimer l’inquiétude sur les civils, convaincrait, en Europe et dans le monde, plusieurs pays de cesser l’ingérence dans la question syrienne et la transgression du droit international, pour que les civils soient en sécurité.

A la question de savoir s’il s’inquiète de ce qui se passe dans le Liban, le président Assad a indiqué que la situation dans le Liban influera sur la Syrie plus que n’importe quel autre pays, parce qu’il est un pays voisin, assurant que le peuple libanais ne doit autoriser aucune partie de l’extérieur à tenter d’exploiter une action spontanée ou les manifestations dans le Liban.

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