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L’administration de Trump confuse en raison de ses craintes du Hezbollah

L’administration de Trump confuse en raison de ses craintes du Hezbollah
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Dans les derniers jours, les hauts responsables américains ont affirmé que la Maison blanche a suspendu 105 millions de dollars d'aides au Liban. Cependant, le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires du Proche orient, avait indiqué lors d'une visite à «Israël» que les aides consacrées au Liban n'ont pas été annulées.

Les Etats-Unis assurent des aides sécuritaires au Liban, y compris des équipements et l'entrainement des forces armées.

«Israël» avait exercé des pressions sur les Etats-Unis pour maintenir l'acheminement de ces aides, comme démarche auprès des forces libanaises armées pour se distancier du Hezbollah, accusant l'armée libanaise d'être violée par le parti. Israël a même demandé à plusieurs autres pays comme la France et le Royaume Uni pour fournir des aides au Liban.

En effet, l'administration américaine est exposée à deux types de pressions, sur la question des aides au Liban. D'une part, les législateurs favorables à la limitation des aides, promeuvent les contraintes sauf si les forces libanaises armées prouvent qu'elles prennent des mesures tangibles pour se distancier du Hezbollah.

Un projet de loi a été soumis au Parlement à ce propos. Il est intitulé «Confronter le Hezbollah dans la loi militaire libanaise». L'administration américaine devra soumettre un rapport au Congrès sur les relations des forces armées libanaises avec le parti, tout en se focalisant sur les membres du Hezbollah enrôlés dans l'armée.

Si ce rapport ne fait pas état d'un progrès de la part du gouvernement dans la limitation du pouvoir du parti sur l'armée, 20% des aides américaines consacrées au Liban seront annulés.

Le projet de loi est signé par 12 Républicains, présidés par Lee Zelden et par le député démocrate, Ellen Luria de Virginie.

Ce projet englobe une certaine concession concernant la sécurité nationale, mais nécessite la signature d'un document par le président sur une telle décision.

D'autre part, des législateurs démocrates appellent l'administration américaine à expliquer la cause de l'annulation d'aides de 105 millions de dollars, censées être consacrées au Liban.

Le député démocrate, Eliot Engel, chef de la commission des affaires étrangères du Parlement, et son homologue Ted Deutch, se sont exprimés publiquement sur des réponses autour de «la suspension injustifiée et illimitée» des aides sécuritaires au Liban.

Les deux responsables partisans d'«Israël» et proches du Lobby sioniste, ont précisé que la somme de 105 millions de dollars actuellement suspendue, est nécessaire pour construire la capacité du gouvernement libanais à préserver la sécurité et stabilité et pour soutenir les forces libanaises armées dans plusieurs domaines, y compris la lutte contre le terrorisme, la sécurité des frontières et l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

En outre, deux communiqués ont été récemment publiés sur cette affaire par de hauts responsables du ministère des affaires étrangères.

David Shenker, secrétaire d'Etat adjoint aux affaires du Proche orient, a indiqué lors d'une visite à A-Qods occupé en novembre, que les aides n'ont pas été annulées, mais plutôt soumis à une révision. Il a défendu l'envoie de ces aides, notant que le fait de les interdire pourrait pousser l'institution militaire libanaise au giron du Hezbollah et de l'Iran.

A Washington, le secrétaire des affaires politiques, David Hale, a informé les législateurs que les aides au Liban ont été suspendues durant l'été dernier. Hale a précisé que l'affaire fait partie de l'enquête en cours sur la destitution du président Donald Trump, quant à sa ligne de conduite sur l'Ukraine. Il a ajouté que les aides au Liban étaient suspendues dans le même contexte que celles consacrées à l'Ukraine.

Le Congres américain mène une enquête dans l'affaire ukrainienne, pour savoir si Trump avait arrêté les aides afin d'exercer des pressions sur le gouvernement de Kiev, dans le contexte des transactions commerciales du fils de Joe Bayden avec ce pays.

Concernant la situation libanaise, Hale a affirmé que les aides n'ont pas encore été approuvée, notant qu'un conflit est en cours sur l'efficacité de ces aides.

Deux sources proches de l'administration américaine, ont révélé au journal «Haaretz», sous le couvert de l'anonymat, que la Maison blanche a entamé la suspension des aides et que le secrétariat d'Etat et le Pentagone tentent actuellement d'assurer l'acheminement de ces aides.

Le Pentagone craint que l'interdiction de ces sommes contribuerait à l'instabilité au Liban et à la consolidation du pouvoir du Hezbollah et de l'Iran. En effet, l'opposition du Pentagone à l'annulation des aides était connue par la Maison blanche avant la prise de la décision.

Les partisans de l'interdiction des aides sécuritaires mettent en garde du fait que ces aides tomberont en fin de compte aux mains du Hezbollah. Ils prétendent que freiner ces aides, donnera aux opposants du parti de forts arguments pour limiter l'implication de ce parti dans l'armée.

Une des organisations qui plaide pour le changement de la politique des aides militaires au Liban est l'organisation des Chrétiens unis en faveur d'«Israël», plus grand groupe chrétien partisan d'«Israël» aux Etats-Unis.

Cette organisation avait écrit dans un rapport en 2019 qu'au lieu de l'usage des aides américaines en faveur des forces libanaises armées pour protéger les frontières et la souveraineté comme il se doit, les aides américaines sont utilisées pour armer la même organisation terroriste qui menace la souveraineté du Liban.

Le directeur de la politique stratégique de l'organisation chrétienne, Boris zilberman, a informé «Haaretz», que l'administration américaine est appelée à clarifier sa position, lors d'une séance au Capitol Hill.

«Avec les développements politiques au Liban, comprenant également les appréhensions quant au pouvoir croissant du Hezbollah et les interrogations sur le sort des aides américaines aux forces militaires, ce serait le temps adéquat pour que la commission des affaires étrangères du Congrès de tenir une séance d'écoute en présence des responsables de l'administration américaine», a ajouté zilberman.

Il a affirmé que le Congrès doit insister sur la surveillance étroite des aides fournies aux forces militaires libanaises, pour garantir le non-usage de ces équipements contre les intérêts des Etats-Unis.

Ainsi, l'administration américaine est plongée dans la confusion, en raison de ses appréhensions du Hezbollah.

Article paru dans le quotidien israélien «Haaretz» traduit par l'équipe du site

 

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