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De «Tel Aviv»: La poursuite de la crise au Liban dans notre intérêt

De «Tel Aviv»: La poursuite de la crise au Liban dans notre intérêt
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Par Jihad Haydar

Ce n'est point par pur hasard que les milieux officiels israéliens s'abstiennent jusqu'au moment de commenter les développements intérieurs de la scène libanaise, surtout que l'Israélien commentait des évolutions moins importantes.

Selon les faits du passé, il est évident que le mutisme officiel israélien est bien étudié et a des visées. Il parait qu'il tire les leçons des anciennes expériences, ce qui a poussé l'institution politique à adopter ce choix ou au moins à faire preuve de patience jusqu'au moment.

Dans le passé, notamment en 2005, les Etats-Unis ont demandé à «Israël» de cesser le lancement des positions qui embarrassent ses alliés au Liban, en raison de la gêne causée par l'expression de ses paris sur ces alliés pour affronter le Hezbollah. Lors de plusieurs autres étapes, il fut prouvé que les positions israéliennes n'ont point mené à des résultats positifs, mais ont contribué également à confirmer la vérité des objectifs du plan américain au Liban, mis en œuvre par des mains libanaises contre la résistance, sachant qu'on n'a point besoin de rappeler ces positions pour découvrir le contexte et les objectifs de ces plans.

En dépit de ce qui précède, il n'est point difficile de comprendre les positions des deux institutions politique et sécuritaire qui jugent toute évolution sur la scène libanaise selon les normes de la menace et des chances, notamment au niveau de la dimension de ses effets, positif ou négatif, sur leurs priorités sur les deux scènes libanaise et régionale.

Dans le même contexte, «Tel Aviv» observe les répercussions de tout développement sur le statut du Hezbollah au Liban et dans la région, et précise sa position selon la dimension positive ou négative de ces retombées, sur la consolidation des capacités, statut et légitimité du parti.

En effet, «Israël» examine les effets des développements de la scène libanaise, sur le statut de la résistance et ses capacités, et s'ils auront un impact sur l'extension de ses potentialités à riposter et à défendre le Liban face à «Israël».

Ces développements contribueront-ils à protéger et consolider le front intérieur du Hezbollah ou à le saper, à l'exploiter et à l'user et dans quelle mesure ces faits donneront à «Israël» une marge d'action?

Ces questions sont importantes après l'échec d'«Israël» à limiter le développement des capacités militaires du parti, au moment où plusieurs évènements ont prouvé que le commandement du Hezbollah possède le courage d'activer ces capacités dans les moments les plus délicats et périlleux. Ainsi «Tel Aviv» se trouve contraint de miser sur les résultats des développements intérieurs et régionaux, dans la mesure où ces derniers contribueraient à limiter la volonté des décideurs du Hezbollah à riposter aux frappes qu'assènerait «Israël».

Si l'institution sécuritaire et politique israélienne s'est abstenue jusqu'au moment à commenter les évènements en cours au Liban, certains centres de recherches, experts et observateurs ont fourni des réponses aux questions posées.

L'Institut des recherches sur la sécurité nationale a indiqué que selon le point de vue israélien, on prévoit que le Hezbollah soit plongé dans les affaires libanaises intérieures et aura moins de temps pour prendre des démarches contre Israël. Alors que sur le long terme, l'institut a affirmé que la poursuite des évènements au Liban sapera la stabilité intérieure, ce qui provoquera des dangers sur «Israël» surtout si le Hezbollah réussit à consolider sa force au sein de l'Etat.

Le rapport a estimé que le sauvetage du Liban serait possible seulement s'il reçoit des aides étrangères généreuses pour assurer la stabilité de l'économie, notant qu'il serait préférable que ces aides proviennent de l'occident et pays du Golfe pour empêcher la prise du contrôle de l'Etat libanais, par l'Iran.

Par ailleurs, un des importants experts israéliens, Youni Ben Manahim, a exprimé le point de vue des instituions israéliennes dans le suivi de la situation libanaise en disant que la crise au Liban sert les intérêts israéliens dans la guerre et contre l'installation militaire de l'Iran en Syrie et en Irak.

Il a précisé que cet intérêt réside notamment dans le lien étroit entre l'exacerbation de la crise et la diminution de la capacité militaire du Hezbollah à affronter «Israël».

Ainsi, il est évident que les Israéliens misent sur le rôle de cette crise dans la limitation de la puissance du parti à riposter à toute agression israélienne.

Ben Manahim a précisé un principe relatif aux normes du gain et de la perte du point de vue d'«Israël», notant que ce dernier bénéficie de toute crise intérieure dans un pays arabe au Moyen Orient en pleine confrontation, à l'exception de l'Egypte et de la Jordanie, en plus des autorités palestiniennes ayant signé l'accord d'Oslo.

Dans le même contexte, l'expert israélien a évoqué les évènements en Irak, notant qu'«Israël» profite également de la plongée, dans la confusion, du gouvernement irakien dans les manifestations organisées contre la corruption dans l'Etat.

Selon la même règle, il a rappelé les évènements en cours en Syrie depuis 2011.

Ben Manahim a conclu en exprimant les espoirs de «Tel Aviv» sur la longue durée de la crise au Liban, rappelant qu'«Israël» est occupé dans un dur conflit contre l'installation militaire iranienne en Syrie et éprouve ainsi le besoin de réduire les pressions sécuritaires à son encontre et de respirer.

Traduit de l'arabe (original)

 

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