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Un fervent soutien de Trump qualifie de «grave erreur» le retrait des forces US de Syrie

Un fervent soutien de Trump qualifie de «grave erreur» le retrait des forces US de Syrie
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Par AlAhed avec AFP

Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell, a qualifié vendredi de «cauchemar stratégique» la décision du président Donald Trump de retirer les forces américaines de Syrie.

«Retirer les forces américaines de Syrie est une grave erreur stratégique», écrit Mitch McConnell dans une tribune publiée par le quotidien Washington Post. «Cela va laisser le peuple américain et son territoire moins en sécurité, enhardir nos ennemis et affaiblir d'importantes alliances».

«La combinaison d'un retrait américain et de l'escalade des hostilités turco-kurdes crée un cauchemar stratégique pour notre pays», écrit-il encore.

«Même si le cessez-le-feu de cinq jours annoncé jeudi tient bon, les événements de la semaine écoulée ont fait régresser la campagne des Etats-Unis contre Daesh et d'autres terroristes», ajoute-t-il.

Mercredi, Donald Trump avait défendu bec et ongles sa décision de retirer les forces américaines de Syrie en vantant une approche «brillante d'un point de vue stratégique».

Mitch McConnell, habituellement ferme soutien du président, avait déjà condamné auparavant la décision du retrait américain du nord-est de la Syrie qui a coïncidé avec le lancement par la Turquie le 9 octobre d'une offensive dans le Nord de la Syrie contre les Kurdes.

Guerres «sans fin»

Les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) étaient auparavant alliés des Etats-Unis dans la lutte contre «Daech».

Malgré une trêve jusqu'à mardi soir négociée par le vice-président américain Mike Pence avec Ankara, les combats se sont poursuivis vendredi.

Dans sa tribune, Mitch McConnell ne mentionne pas nommément Donald Trump tout en comparant le retrait de Syrie avec la politique étrangère de son prédécesseur démocrate Barack Obama.

«Nous avons vu Daech prospérer en Irak après le retrait du président Barack Obama. Nous verrons à nouveau cela en Syrie et en Afghanistan si nous abandonnons nos partenaires et nous retirons de ces conflits avant d'avoir gagné», avertit-il.

«Les guerres de l'Amérique seront 'sans fin' seulement si l'Amérique refuse de les gagner», lance-t-il dans une allusion apparente à l'argument utilisé par le président américain pour défendre le retrait afin de sortir de «guerres sans fin».

La Turquie a dit jeudi soir accepter de suspendre durant cinq jours son offensive, lancée avec des supplétifs syriens, si les combattants kurdes, qualifiés de «terroristes» par Ankara, se retirent des zones frontalières de la Turquie dans le Nord-Est de la Syrie.

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