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Discours de sayed Nasrallah à l’occasion de la commémoration de Achoura

Discours de sayed Nasrallah à l’occasion de la commémoration de Achoura
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Au nom de Dieu

Je commence d’abord par présenter mes condoléances au Prophète et à tous ceux qui, avec Lui ont souffert et souffrent toujours de la disparition de l’imam Hussein.

Je voudrais vous remercier pour votre présence massive en ce jour consacré à l’imam Hussein et au cours des dix derniers jours pendant lesquels vous avez montré votre foi, votre engagement, votre amour et votre allégeance à son égard.

Je dois aussi remercier tous ceux qui ont contribué à la commémoration des nuits de Achoura. Sur le plan sécuritaire, je dois remercier en particulier l’armée libanaise et les forces de sécurité officielles pour leurs efforts continus, jour et nuit, afin que les gens puissent célébrer cette occasion dans la tranquillité et la sécurité. Je voudrais aussi signaler la coopération des gens avec les mesures de sécurité qui ont fait en sorte que tout se passe bien.

Je voudrais encore remercier tous les frères et les sœurs qui ont déployé des efforts pour que les commémorations des soirées de Achoura se déroulent  comme il le faut, sur tous les plans.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais exprimer ma tristesse pour la perte d’un savant moujahed, un résistant qui nous est cher et qui est mort il y a quelques jours. Il s’agit de l’uléma, le cheikh Hassan Malak, qui, en un jour comme celui-ci, pendant de longues années, a lu le parcours husseiniste avec sa voix pleine d’émotion. Il nous manque, lui qui a fait partie de notre parcours dès les premiers jours, dans les premiers camps d’entraînement militaires dans la Békaa et je souhaite que Dieu l’accueille dans Son paradis aux côtés de nos frères martyrs de la résistance.

En ce jour de Hussein, en ce jour de Achoura, votre présence massive est l’expression de votre réponse et de notre réponse à tous à l’appel historique lancé au dixième jour du mois de Mouharram. Cet appel a été lancé du cœur du désert de Karbala, malgré le blocus et la confrontation sanglante. Il a survécu aux années et aux générations et aujourd’hui, de nouveau, l’imam Hussein nous appelle. Sa voix résonne dans nos oreilles et dans celles de tous les opprimés de la terre, de tous les malheureux et ceux qui sont injustement traités dans nos pays et dans le monde. Juste avant le grand sacrifice, juste avant le martyre, il a lancé cet appel qui reste éternel et qui semble s’adresser au monde, par-delà les générations, les années et les siècles, au-delà de l’injustice et de l’oppression, l’imam a crié : «Quelqu’un m’appuiera-t-il ? » Son cri n’a cessé de retentir et de mobiliser les hommes de bonne volonté. DE là où il se trouve aujourd’hui, il est sans doute heureux de voir que son sang n’a pas été versé en vain et que sa voix a porté et son cri a été entendu. NI les années, ni les décennies, ni les siècles ne l’ont rendu inaudible. Vous êtes là, comme l’ont été avant vous des milliers de personnes, fidèles, loyaux, prêts à combattre pour votre fois et pour la Justice.

En ce jour de la victoire du sang sur l’épée, au cours duquel l’imam Hussein a donné son sang pour que règne la Justice et pour aider les opprimés ainsi que pour la victoire de la dignité, de l’humanité et de la fierté contre les tyrans corrompus, je vais évoquer  de façon concise quelques sujets qui concernent notre oumma et nos peuples opprimés par l’occupation et le pillage de leurs ressources ainsi que par les tentatives de les priver de leur volonté, de leur libre décision et de leur droit.

Je commence par la Palestine, la cause centrale, pour renouveler avec notre peuple et les mouvements de résistance le fait que notre oumma et le peuple palestinien n’ont d’autre choix que celui de la résistance, pour arriver à la libérer et éviter sa liquidation.

Nous confirmons donc notre engagement éternel aux côtés du peuple palestinien et aux côtés de la cause palestinienne. Nous savons que cette position est très coûteuse sur le plan local, régional et international, mais c’est notre engagement. Faire face à ce qui se trame actuellement  dans le cadre du «deal du siècle», que les Palestiniens, dans toutes leurs factions et leurs organisations, ont refusé ainsi que la position du peuple palestinien en général sont le pilier fondamental pour faire face au plan américano-israélien de liquidation et pour le faire chuter, indépendamment de l’ampleur du complot. Ce peuple qui résiste consent d’énormes sacrifices et il protègera ainsi ses symboles sacrés, la mosquée Al Aqsa et l’espace Ibrahimi, pour lequel nous réitérons notre refus de le voir violé par Netanyahu.

Nous sommes avec le peuple palestinien et avec ses héroïques résistants en Cisjordanie et à Gaza, avec ceux qui patientent et tiennent bon dans les geôles israéliennes, avec son peuple de 48 et la diaspora, avec tous ses résistants et ses militants. Nous sommes avec eux tous, dans la même tranchée, dans la même bataille et nous le resterons toujours.

yAu Liban aussi, nous réitérons notre engagement en faveur des droits du peuple palestinien, ces droits légitimes, naturels et justes en tant que réfugié noble sur notre terre qui se bat pour retourner dans sa patrie. Nous sommes engagés à ses côtés et nous défendrons ses droits.

Au Yémen, une nouvelle année de l’hégire s’en va et une autre commence. Un nouvel Achoura a lieu dans ce pays où se déroule un nouveau Karbala. Malgré cela, le Yémen reste fier et digne, la tête haute comme ses montagnes face à cette guerre injuste. Le peuple yéménite est aujourd’hui le symbole de l’injustice, du blocus et de la souffrance, tout comme l’était Al Hussein à Karbala. La guerre menée contre lui est devenue sans horizon, une série de massacres et de crimes contre l’humanité, face au silence de ce qu’on appelle la communauté internationale et face à un partenariat américano-britannique qui tue les femmes et les enfants et dont le seul souci est de vendre des armes et des munitions pour des milliards de dollars aux pays qui mènent cette agression. La poursuite de cette agression de la part de l’Arabie et des Emirats ne leur apportera aucune victoire. Au contraire, elle ne leur apportera que l’humiliation, la défaite et la honte éternelle et historique, jusqu’à la souffrance finale du Jour du Jugement dernier. Tous les objectifs, les prétextes et les slogans pour justifier cette agression émiratie et saoudienne sont tombés, comme celui de défendre la légalité yéménite. Les intentions cachées sont désormais claires. Il s’agit de déchirer le Yémen, non seulement de le diviser en deux, mais aussi de le morceler, pour l’affaiblir, occuper ses ports dont ils ont besoin et mettre la main sur ses ressources en contrepartie de ce qu’ils appellent des aides. N’est-il pas temps pour tout le peuple yéménite, notamment les factions qui continuent à porter les armes contre leurs frères de comprendre qu’on s’est moqué d’eux, en leur disant de faire face à l’influence iranienne et à l’expansion iranienne ? N’est-il pas temps pour eux de comprendre les véritables objectifs saoudiens et émiratis dans leur pays ? N’est-il pas temps pour eux  de jeter les armes qu’ils dirigent contre leurs frères et d’entamer un processus de dialogue interne et national qui leur permettra de retrouver leur unité, ce pays que l’on appelait heureux ? N’est-il pas temps pour eux de songer à protéger leur sang, leurs enfants, leurs femmes et leurs ressources au lieu de les laisser piller, détruits et brisés par les forces de l’agression ?

En tout cas, en cette journée d’Al Hussein, nous réitérons notre appel à arrêter l’agression horrible contre le Yémen et son peuple, pour laisser les Yéménites décider eux-mêmes du sort de leur pays et traiter leurs problèmes.

A Bahrein, le peuple continue aussi de souffrir. Une nouvelle année de l’Hégire commence et la tyrannie de ce régime corrompu se poursuit. Il faut ajouter aux qualificatifs, celui de régime traître et maintenant, il attaque les rites husseinistes. Il veut ainsi combattre ce qui représente une partie de l’identité religieuse, culturelle, sociale et historique du peuple de Bahrein. Le régime convoque ainsi les ulémas, les tribuns pour les traiter injustement en plus de la normalisation de ses relations avec l’ennemi sioniste. Même plus que cela, il bénit et appuie les agressions sionistes des dernières semaines, contre les Palestiniens, contre le Liban, la Syrie et l’Irak. C’est là l’un des pires visages de la traîtrise. Il a aussi accueilli sur son territoire le congrès économique lié au «deal du siècle».

En cette journée sainte nous disons au peuple de Bahrein, ce peuple husseiniste et moujahed qu’il est en train d’accomplir une grande action jihadiste à travers sa révolte pacifique, ses cris qui résonnent partout dans le monde, sa détermination à réclamer ses droits. Il lutte pour Dieu et il montre à chaque fois la justesse de sa vision, à mesure que la réalité de ce régime tyrannique et traître se dévoile à tous. C’est la promesse divine à tous les moujahidines sincères.

En cette journée bénie, nous réitérons notre confiance dans votre droit, votre sincérité et votre loyauté et nous réitérons notre soutien à votre lutte et nous vous répétons que nous nous tenons à vos côtés.

Je vais aborder maintenant les sanctions américaines. Je répète que ces sanctions contre les Etats membres de l’axe de la résistance et contre les mouvements de la résistance sont condamnables, injustes et dénoncées. Ces sanctions touchent donc la République islamique d’Iran, la République arabe syrienne, les mouvements de résistance en Palestine, au Liban et en Irak. C’est une agression commise par l’administration américaine pour exercer des pressions économiques et financières après l’échec de deux choses : les guerres menées par l’entité sioniste contre la résistance au Liban et en Palestine. Toutes les guerres israéliennes n’ont pas réussi à modifier d’un iota la détermination des résistants en Palestine et au Liban. La seconde chose est l’échec de la politique américaine qui misait sur les guerres par intérim, à travers les groupes takfiristes et terroristes au Liban, en Syrie et en Irak, ainsi que l’échec des politiques américaines contre les Etats et les mouvements de résistance.

La résistance au Liban figure depuis des années  sur la liste des organisations terroristes et celle des sanctions. Nous avons déjà dit cela et les Américains prennent de telles mesures pour le compte des Israéliens et leur entité. Mais si l’agression s’élargit et touche d’autres au Liban, des banques qui ne sont pas possédées par le Hezbollah et qui n’ont aucun lien avec lui, ou des personnalités fortunées et des commerçants qui n’ont aussi aucun lien avec le Hezbollah mais ont une appartenance religieuse précise ou des positions politiques particulières, cela exige de notre part, un comportement différent. Au Hezbollah, nous devons donc revoir nos positions et étudier sérieusement nos options. Car nous avions dit par le passé que si l’injustice nous touche seuls, notre patience est grande. Mais si les sanctions touchent nos gens et notre peuple, nous devons agir différemment. L’Etat aussi, ainsi que le gouvernement doivent prendre des mesures pour protéger les Libanais et les défendre. Il ne faut donc pas que certaines institutions étatiques s’empressent d’exécuter les demandes et les souhaits américains. Certains, à ce sujet, sont même plus royalistes que le roi. C’est inacceptable. C’est refusé et c’est condamné. Ce dossier doit être ouvert car la situation économique du Liban est prise pour cible.

J’en arrive maintenant à la situation libanaise. J’ai quelques titres rapides à évoquer. Le premier porte sur le sujet israélien et le second sur la situation interne, en particulier la situation financière et économique.

Sur le plan israélien, les Libanais ont mis en échec la dernière tentative israélienne de modifier les règles de la confrontation en vigueur depuis 2006. Il y a certes eu des milliers de violations de ces règles au cours des 13 dernières années, mais malgré tout, certaines lignes rouges étaient respectées, notamment concernant le fait de lancer des attaques aériennes ou autres contre des régions libanaises, ces attaques pouvant causer des morts. Mais la dernière agression était plus importante que les autres. L’ennemi a envoyé des drones contre la banlieue sud de Beyrouth pour y lancer des explosifs. C’est une grande agression. La position libanaise officielle et populaire était très forte. Puis la résistance a riposté, sur le terrain, à l’intérieur de la terre palestinienne, à partir de la frontière entre le Liban et la Palestine. Et hier, la résistance a abattu un drone israélien dans les environs de la localité de Ramié.

En dépit de toutes les menaces, nous avons donc confirmé l’équation qui était en vigueur et renforcé la force de dissuasion qui protège notre pays. Ce que nous avons vu au cours des derniers jours  sur les marionnettes israéliennes montre la faiblesse de cette armée. Elle en est même arrivée à mimer des opérations de transport des blessés sur des brancards, en cherchant ainsi à nous tromper et à nous induire en erreur, cela  montre encore plus de faiblesse. En résumé, l’armée légendaire qui était invincible est devenue une armée hollywoodienne, qui réalise des films au lieu de se battre, car elle est devenue bien trop faible et fragile pour le faire. Cette armée s’est même retirée d’une distance de 5 à 7 kms en profondeur à partir de la frontière, par précaution.

Chers frères et sœurs, un des aspects de la force du Liban réside dans le fait que l’ennemi israélien y a toujours cherché des ceintures de sécurité. En 1978, il en créé une. En 1982, il a envahi le Liban et en 1985 il créé la bande frontalière que tout le monde connaît. C’est la première fois  dans l’histoire du conflit libano-israélien que l’ennemi crée une ceinture de sécurité à l’intérieur de la Palestine, une bande de 5 à 7 kms, à partir de la frontière, dans laquelle il vide ses positions et réduit ses patrouilles. N’est-ce pas là un signe de notre force ?

Je dis à cette armée hollywoodienne que nous profiterons de cette expérience. Vous êtes en train de nous dire : ne frappez pas un seul véhicule et un seul lieu. La prochaine fois, nous frapperons donc plus d’un véhicule et plus d’un lieu pour que vous n’ayez pas le temps de monter de nouveaux films. Votre indice est donc faible et il est illusoire.

Dans le cadre de notre conflit avec l’ennemi, je voudrais insister sur un point que j’ai déjà évoqué. Lorsque j’ai dit qu’il n’y a pas de lignes rouges, cela ne signifie nullement que nous abandonnons la résolution 1701. Il y a des gens au Liban, qui sautent rapidement aux conclusions. D’abord, Israël ne respecte pas cette résolution, ne la reconnaît pas et ne l’applique pas. Alors que nous parlons maintenant, alors que nous sommes dans la rue, il y a sûrement des violations israéliennes de l’espace aérien libanais. Mais pour que nul n’ai peur, s’inquiète ou se pose des questions, le Liban respecte la 1701 et le Hezbollah fait partie du gouvernement qui respecte la résolution 1701. C’est une chose et l’agression israélienne en est une autre. Si les Israéliens attaquent le Liban, s’ils bombardent le Liban, s’ils y font une percée ou envoient des drones piégés, les Libanais ont le droit de riposter. C’est un droit juridique, légal et humain. Il est d’ailleurs reconnu dans la Déclaration ministérielle et il est confirmé par le Conseil Supérieur de Défense. Les Libanais ont le droit de défendre leur pays, sa souveraineté et sa dignité, leur sang et leurs biens.

C’est pourquoi loin des agitations internes et des menaces externes, je répète en ce jour l’équation confirmée par les moujahidins de la résistance islamique au Liban, grâce à leur patience, à leur présence et à leur lutte au cours des derniers jours, ainsi que grâce à l’appui populaire dont ils bénéficient. Donc, si le Liban est attaqué de quelque façon que ce soit, il y aura une riposte adéquate et pour protéger le Liban défendre son peuple et sa souveraineté, il n’y a pas de lignes rouges. Cela c’est clair et la période des lignes rouges en matière de riposte est révolue.

Aujourd’hui, le Liban impose au monde de le respecter. Je me souviens qu’avant notre riposte, il n’y a pas un seul Etat dans le monde qui n’ait contacté les responsables libanais pour essayer d’en savoir plus. Le Liban s’impose donc aux Etats du monde. Les Américains, les Français, les Britanniques, les Allemands, les Egyptiens, l’Onu et d’autres, tous ont contacté les Libanais avant la riposte de la résistance et pendant cette riposte. Les Libanais doivent donc savoir qu’ils sont aujourd’hui forts, grâce à l’équation en or : peuple, armée résistance. Lorsqu’un émissaire américain ami d’Israël et soucieux de ses intérêts arrive au Liban pour négocier avec nos responsables sur le gaz, le pétrole et les frontières, les Libanais doivent savoir qu’ils sont forts et capables de protéger leur gaz et leur pétrole, la terre, la mer et le ciel. Par conséquent, la responsabilité est grande et elle est entre les mains des présidents et des responsables, dans la protection des droits des Libanais, en matière de gaz, de pétrole, et de frontières aériennes, terrestres et maritimes.

Concernant le sujet économique interne, il est actuellement prioritaire. Tout le monde parle des dangers de la crise actuelle et de la nécessité de jeter les bases d’une solution. La situation économique n’est pas désespérée (Parfois le risque est exagéré) et il y a des possibilités de traitement si le sujet est abordé avec un grand sens des responsabilités nationales et avec un grand sérieux. Il faut se dire qu’il y a une économie nationale et un sort économique national commun. Il ne s’agit pas de l’économie des confessions et communautés, ou encore des régions. Le stade que nous avons atteint dans la crise financière touche tout le monde, même si certains en assument la responsabilité et d’autres non.  La corruption, la dilapidation des fonds, le vol, la mauvaise gestion et la situation politique portent une grande responsabilité dans la situation actuelle. Mais les traitements existent, ils exigent des efforts et une coopération  dont la plus grande partie doit être assurée par le gouvernement. C’est le gouvernement qui élabore le budget et qui est responsable des dépenses de l’année après l’approbation du Parlement. Les organismes de surveillance ont aussi une grande responsabilité, qui est celle de l’application des lois. Le gouvernement doit donc intensifier son action et assumer ses responsabilités avec sérieux, en comblant les lacunes, notamment au niveau de l’administration sur la base de la compétence et de l’intégrité. Car on ne peut réaliser aucune opération de sauvetage et de réforme sans une administration compétente et une justice intègre.

Il y a quelques jours, il y a eu un dialogue économique qui s’est tenu à Baabda sous le parrainage du président de la République. Des idées de traitement ont été émises. Nous, au Hezbollah, nous avons commencé à étudier ces questions dans des comités spécialisés. Nous le faisons avec sérieux et sens des responsabilités et nous sommes soucieux de coopérer avec tout le monde pour trouver des solutions. Tout comme nous avions discuté avec sérieux le budget de 2019 et nous le ferons avec celui de 2020.

Les principes qui commandent nos positions sont les mêmes que ceux qui avaient prévalu dans le cadre du budget 2019. Nous nous engageons à discuter avec les autres pour traiter la crise actuelle. Mais un de nos principes prioritaires est le refus de toucher aux revenus limités et le refus de l’imposition de nouvelles taxes et impôts qui touchent les couches défavorisées. Les traitements ne peuvent pas se faire aux dépens des défavorisés. Ces couches doivent au contraire être protégées et entourées, soutenues. Il y a d’autres options possibles qui n’ont pas été suffisamment prises en considération dans le budget 2019. Il faut travailler sur l’augmentation des recettes et la réduction des dépenses. Mais le plus important reste la protection de l’argent des risques de corruption et de dilapidation. Et ce qui est encore plus important que tout cela et auquel nous appelons avec force, c’est le fait de recouvrir les sommes pillées. Autrement dit, au lieu de nous diriger vers les poches des pauvres, cherchons les riches, les grandes fortunes qui se sont constituées par le biais des poches des Libanais de façon illégale. Reprendre les sommes pillées doit être en tête des options pour traiter la situation financière et économique au Liban. En cette journée bénie, nous réitérons notre engagement à défendre les droits des Libanais et leurs ressources ainsi que leur argent dans le cadre de notre projet de lutte contre la corruption et contre la dilapidation des fonds publics.

Le traitement exige sans conteste un travail sérieux qui commence par le regain de confiance populaire dans les institutions de l’Etat. J’appelle les responsables qui élaborent des plans pour régler la crise économique de mettre cette question en tête de leur priorité comme une condition et existentielle. Si nous voulons que les gens fassent des sacrifices et mettent la main à la poche pour aider à régler la crise, il faut que l’Etat ait la confiance des citoyens. Mais si les gens se rendent compte que leurs sacrifices  ne vont pas vers l’amélioration de la crise et l’assurance de jobs pour leurs enfants et pour les jeunes en général, ils se sentiront floués et négligés, surtout dans les régions défavorisées. Dans ce cas, ils ne paieront plus leurs impôts et ils se demanderont pourquoi nous devons répondre aux demandes de l’Etat. Lorsque les gens ont vu et senti les fruits de la libération de la terre et ils ont constaté la libération des détenus dans la dignité et la fierté, ils ont levé les mains pour accepter plus de sacrifices. C’est là l’expérience de la résistance. Face aux résultats qu’elle a enregistrée, les gens sont prêts à lui donner ce qu’ils ont de plus cher, leurs enfants, parce qu’ils ont compris que ce sang versé  est le prix de la dignité.  Pourquoi les gens sont prêts à ces sacrifices pour la résistance ? Parce qu’ils ont confiance en elle et en sa capacité à réaliser des victoires. C’est élémentaire, dans tous les pays et dans tous les Etats. Si les institutions de l’Etat sont donc dans le box des accusés dans l’esprit des gens, il n’y aura pas de progrès réel dans un pays comme le Liban.

Dans la position politique générale, je vais répéter ce que j’ai déjà dit au dixième jour de Achoura : nous rejetons tout projet de guerre contre la République islamique d’Iran, car une telle guerre détruira l’ensemble de la région, des peuples et des Etats. Elle sera en fait déclarée contre l’ensemble de l’axe de la résistance et elle aura pour objectif de détruire les derniers espoirs de libérer la Palestine et les lieux sacrés et elle ouvrira la porte, à leurs yeux, à l’hégémonie totale américaine et israélienne dans nos pays et notre région.

En cette journée d’Al Hussein, nous confirmons notre position précédente, en tant que partie de l’axe de la résistance. Nous ne nous tiendrons pas à l’écart et nous ne serons pas neutres dans la bataille du droit. Ceux qui croient que si la guerre a lieu, elle constituera la fin de l’axe de la résistance, devraient revoir leur position. Moi je dis que cette guerre, si elle a lieu, constituera la fin d’Israël et la fin de l’hégémonie américaine et même de la présence américaine dans la région. Je dis cela en me basant  sur la loyauté, la détermination et l’aptitude à faire des sacrifices chez l’axe de la résistance.

A partir du Liban, nous disons au monde entier que notre imam, notre chef, le Hussein de notre époque est l’ayatollah l’imam sayed Ali Khamenei et la République islamique en Iran est le cœur de cet axe et son centre principal. C’est aussi son plus important appui, son essence, son courage et son titre.

C’est pourquoi nous disons à tous ceux qui croient, à travers les menaces, les sanctions, les pressions et autres moyens visant à nous effrayer et à nous décourager, nous pousser à quitter cet axe, que nous n’en sortirons pas et nous ne quitterons pas cette équation. En ce jour de Achoura, nous rappelons que nous sommes les fils et les filles de cet imam. Nous annonçons notre position sans crainte et sans honte et nous rappelons qu’en ce jour, nous avons délibérément choisi de ne plus accepter l’humiliation.

A notre chef et à notre imam, l’ayatollah Khaamnéi, nous rappelons ce qu’avaient dit les fidèles à Hussein, lorsqu’ils ont crié que même si nous savons que nous serons brûlés, attachés dans vent et tués mille fois, nous ne vous abandonnerons pas Ô Hussein. Nous reprenons aussi ce qu’avaient déclaré els partisans de Hussein au dixième jour : «Resterons-nous après vous ? La vie n’a aucune saveur après vous Ô Hussein».

Dans cet axe, nous n’avons connu que des victoires, de la dignité, la protection des Lieux sacrés et la souveraineté. Cet axe est le seul espoir pour les peuples opprimés et dont les droits sont spoliés et bafoués. Parier sur une aide américaine, qui adopte le point de vue israélien à cent pour cent, ou une aide occidentale, tous ces pays qui ne nous voient que sin nous sommes forts et debout, prêts à défendre notre terre est inutile. Nous autres, nous ne misons que sur nous-mêmes, sur notre axe, sur notre force, nos peuples, nos gens, les mouvements de la résistance. Nous misons sur notre jihad et sur notre esprit husseiniste. A la fin de ce discours, comme chaque fois en un jour comme celui-ci, nous réitérons notre allégeance à Hussein et nous rapelons qu’il sera présent en nous, dans nos esprits, nos cœurs, notre comportement et nos programmes tout au long de l’année jusqu’à la prochaine Achoura et cela pour l’éternité.

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