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Les sanctions de Trump, encre sur papiers

Les sanctions de Trump, encre sur papiers
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Par Sara Raad

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump impose des sanctions tous azimut… Le site d’AlAhed a évoqué la question de sanctions et leurs séquelles avec les participants à la «Conférence internationale du nouvel horizon», une conférence qui a été elle-même sanctionnée par l’administration Trump.

«La politique des sanctions est une manière hégémonique de contrôler le monde, avec des effets catastrophiques: elles ont une influence destructrice sur l’économie mondiale, surtout sur les civils, qui sont la première cible de cette mesure», a affirmé à notre site Valérie Bugault, experte française en géopolitique et économie. «C’est une guerre contre la population civile.»

Titulaire d'un doctorat en droit de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Mme Bugault a indiqué que «ces méthodes sont contraires au droit international au sens classique du terme +droit+ qui consiste à trouver un statuquo entre les différentes positions, mais dans ce cas on impose une modalité par la force».

Les sanctions de Trump, encre sur papiers

«Du point de vue juridique, les sanctions sont l'application de la loi du plus fort», a-t-elle ajouté, soulignant que «la généralisation de ce type de procédé établit de façon définitive qu’il n’existe plus de droit international».

Arme inefficace

L’experte française a insisté sur le fait que les sanctions sont incapables de réaliser leurs buts. «Ce type de politique a ses limites, on a trop usé des méthodes répétitives et violentes de sorte que cette arme est devenue inefficace», a-t-elle conclu.

Sur l’inefficacité de sanctions, l’analyste libanais Anis Naccache, a cité l’Iran comme exemple réel.

«L’Iran vit sous les sanctions depuis 45 ans : la République islamique était sous pression durant la guerre irano-irakienne, lors de l’administration Obama et actuellement durant l’ère Trump… Avec une expérience acquise, les Iraniens ont réussi à surmonter les sanctions et à les contourner», a-t-il déclaré à AlAhed à la marge de la conférence.

Les sanctions de Trump, encre sur papiers

Et de poursuivre: «Grâce à l’union entre le leadership et le peuple, l’Iran témoigne d’un développement économique, culturel et politique malgré les sanctions, qui n’ont pas arrivé à plier l’Iran ni à lui imposer des conditions».

«Les sanctions imposées par le président américain Donald Trump sont vaines, elles ne réalisent pas leurs fins de plier le front de la résistance… C’est un signe de l’échec de la politique de Trump», a conclu le coordinateur du réseau «Aman» pour les études stratégiques.

Les États-Unis avaient toujours utilisé les sanctions comme «arme» pour «punir» pays, régimes, organisations et même personnalités qui affichent des positions contre leurs grés. Mais avec Donald Trump cette mesure atteint son pic.

Signe de frustration

Parmi les personnes frappées par les sanctions américaines, le réalisateur iranien Nader Talebzadeh qui est désigné par le Trésor américain comme «terroriste mondial spécialement désigné» (Special Designated Global Terroriste – SDGT), pour ses opinions politiques. Il a réalisé plusieurs documents sur les attaques de 11 septembre et présente de nombreuses émissions politiques en Iran.

Le président de la «Conférence internationale du nouvel horizon» a insisté dans une interview exclusive à AlAhed sur l’aspect futile des sanctions.

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«Les sanctions américaines contre l’Iran ont visé surtout les pauvres civils, mais malgré leur impact ces sanctions n’ont pas pu faire affaiblir l’Iran… L’Iran, gouvernement et peuple, avance à grand pas dans tous les domaines», a-t-il dit.

M. Talebzadeh a indiqué que le président Trump tente en plus de sanctionner les pensées et les idées des personnes. «C’est un signe de frustration», selon lui.

Le réalisateur iranien a fait savoir que l’administration US a interdit à dix personnalités de participer à la «Conférence internationale du nouvel horizon», mais comme d’habitude ces sanctions sont vaines…

«Ces citoyens américains n’ont pas voyagé à Beyrouth pour participer en personne à la conférence mais ils vont y faire part via Skype: leurs pensées, leurs paroles et leurs positions vont être transférées à tout le monde. Ils ont bravé les sanctions par ce fait et ceci prouve une nouvelle fois l’inefficacité de cette politique», a conclu M. Talebzadeh.

La «Conférence internationale du nouvel horizon», un évènement qui regroupe des intellectuels et des activistes de par le monde pour discuter de l’influence d’«Israël» sur les États-Unis et l’Europe, s’est tenue dans sa 8ème édition le 23 septembre à Beyrouth. Elle a duré trois jours.

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