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Nucléaire : L’Iran ne reviendra dans l’Accord qu’avec une ligne de crédit

Nucléaire : L’Iran ne reviendra dans l’Accord qu’avec une ligne de crédit
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Par AlAhed avec agences

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé mercredi que Téhéran ne se conformerait de nouveau aux engagements prévus par l'Accord sur le nucléaire de 2015 que s'il bénéficie d'une ligne de crédit de 15 milliards de dollars garantie par du pétrole, rapporte l'agence officielle Fars.

Selon des sources occidentales et iraniennes, la France a formulé une telle proposition pour désamorcer les tensions dans le Golfe et tenter de sauver l'Accord de Vienne, mais cette ambition se heurte au bon vouloir de Washington.

La ligne de crédit envisagée pour les quatre derniers mois de l'année en cours - 15 milliards de dollars (13,6 milliards d'euros) - correspond au tiers du volume des exportations de pétrole iranien en 2017.

Paris attend en contrepartie de l'Iran qu'il se conforme de nouveau au Plan d'action global commun (PAGC ou JCPOA en anglais), le nom officiel de l'accord sur le nucléaire.

Abbas Araghchi a affirmé que Téhéran n’accepte aucune renégociation du Plan global d’action commune sur le nucléaire iranien (PGAC), mais qu’une mise en œuvre adéquate de l'Accord pourrait faire l'objet de pourparlers.

« Notre retour à une pleine application de l'accord sur le nucléaire dépend de la réception de 15 milliards de dollars sur une période de quatre mois, sinon le processus de désengagement de l'Iran se poursuivra », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, cité par l'agence Fars.

« Soit l'Europe achète du pétrole à l'Iran, soit elle lui fournit l'équivalent des ventes de pétrole sous la forme d'une ligne de crédit garantie par les revenus pétroliers de l'Iran, ce qui constituerait en quelque sorte une pré-vente de pétrole », a ajouté Abbas Araghchi.

Les exportations de pétrole de l'Iran se sont effondrées depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord sur le nucléaire l'année dernière et ont imposé de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Abbas Araghchi a souligné mercredi qu'il subsistait « de gros désaccords sur le calendrier » de futures négociations entre Téhéran et les autres signataires du JCPOA.

 

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