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Les témoins de la victoire …

 Les témoins de la victoire …
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Par Fatima Hamzé

On raconte que la terre reconnaît ses propriétaires, préserve le sang qu’ils versent, et garantit la victoire pour ceux qui ont sacrifié le plus cher, pour sa défense... on raconte aussi, que les victoires contre l'agresseur sont des témoignages marqués en rouge… signés par ceux qui les ont remportés, et sont tombés en martyre dans ce chemin… L’histoire de juillet 2006 était celle de la terre et de la victoire et des martyrs… dont les noms sont gravés dans la mémoire de la terre qui a été arrosée par leur sang il y a 13 ans.

Deux frères martyrs … deux témoins

Les histoires de juillet 2006 ne se terminent pas du moment de la captivité jusqu’au jour de la victoire. Durant les 33 jours longs et difficiles, l’ennemi sioniste a déchaîné sa folie et sa criminalité, alors que la résistance légendaire résiste, patiente, et défend la patrie en embrassant la terre, avec tous les sens du mot embrasser, tel que le montre ce témoignage.

Au 13ème jour de l'agression de juillet, la guerre avait atteint un niveau avancé de confrontation. Après deux semaines, l'ennemi n'ayant pas remporté de victoire sur le terrain, a commencé à tirer dans toutes les directions, les deux frères «Hassan Qassem Hamid et Ahmed Qassem Hamid» étaient dans l’un des points de positionnement à Bint Jbeil.

Le temps passait lentement. Les conditions militaires et de sécurité étaient difficiles et délicates. Mais à Bint Jbeil en particulier, l’ennemi avait été vaincu avant qu'il ne se batte. Les sionistes se méfiant d'un mouvement dans l'un des bâtiments adjacents à la ville, l’ont bombardé follement afin de guérir leur haine et leur désespoir, le bâtiment a été entièrement détruit, et les deux frères Hassan et Ahmad sont tombés martyrs.

«C’est le couronnement de leur rôle djihadiste et leur devoir envers ce chemin qui a débuté bien avant eux et se poursuivra bien après»… la tante des deux martyrs, Salwa Hamid a déclaré au site Al-Ahed que «les deux frères avaient une relation spirituelle et djihadiste, et ils ne se séparaient que rarement, et leur martyre tous les deux ensemble était la plus belle fin». «Ahmed était le plus jeune à la maison, il était bien gâté.

Hassan était plutôt un bon jeune croyant engagé religieusement. Aujourd'hui, ils nous manquent beaucoup, nous célébrons leurs bons souvenirs tous les mois de juillet et nous jouissons de leur rang élevé auquel ils ont accédé», conclut la tante.

Les plaies restent témoins

Durant trente-trois jours la terre était protégée par les âmes pures. Là-bas, entre les maisons, les vergers, les montagnes et les vallées, où les pieds des combattants se sont enracinés… où le jour et la nuit ont été témoins des histoires des héros de la résistance, des histoires de victoires et celles des blessés. L’histoire du blessé «Hussein Ahmed Mteirk» résume toutes les scènes, les analyses et les causes de cette victoire. Après 13 ans, le blessé Mteirk, refuse de citer le lieu et les circonstances de l'incident, «mais je garde toujours en tête tous les beaux détails douloureux». «C'était la plus belle nuit de ma vie. J'ai vu entre la poussière des décombres et la fumée de feu les traits de la victoire», a déclaré Mteirk assis sur son fauteuil roulant. «J'étais resté sous les décombres, après que l'ennemi a découvert ma place, il m'avait bombardé. Les heures passaient et mes blessures saignaient. Je savais que je triompherai par ma foi et ma détermination. A l’aube et avant la fin du temps de la prière, j'ai fait la prière du matin, je n’ai pas oublié les douaas... c’était pour moi la plus belle prière». Il cherche parmi ses souvenirs toutes les phrases qui peuvent décrire ce qu’il a vécu… «C'était les plus beaux jours, malgré leur cruauté, des jours où nous avons vaincu par notre sang, nos blessures et notre patience l’une des plus puissantes armées du monde», a déclaré Mteirk au site Al-Ahed.

Lorsque l'ennemi a frappé le point occupé par Mteirk, «On m’a considéré parmi les martyrs ... j’ai été honoré en tant que martyr, puis en tant que blessé». Mteirk se voit comme un témoin d'une victoire qui se renouvelle chaque jour, vu les plaies et les traces marquées par cette victoire sur son corps et dans son imagination. Il décida de remporter une autre victoire, en poursuivant ses études et en réussissant, c’est pour lui une résistance d’un autre genre, et couronna ainsi sa vie djihadiste par une fermeté imbattable… certaines scènes restent dans la mémoire, mais les histoires de juillet 2006, sont gravées profondément dans les esprits de ceux qui l’ont vécu... Et ont brandi la bannière de la victoire.

 

 

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