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Le régime bahreïni a recruté des terroristes d’«al-Qaïda» pour assassiner des dissidents

Le régime bahreïni a recruté des terroristes d’«al-Qaïda» pour assassiner des dissidents
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Par AlAhed

La chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a révélé dans un programme télévisé d’investigation intitulé «Ma Khafya Aazam» (ce qui a été dissimulé est pire) un plan secret établi par les services de renseignements bahreïnis en 2003 avec des dirigeants recrutés d’«Al-Qaïda» pour assassiner des dissidents éminents.

Le programme a diffusé des enregistrements secrets contenant les témoignages de certains élaborateurs du plan, commandés directement par le roi de Bahreïn Hamad bin Issa Al Khalifa.

Le programme a diffusé l’enquête d’investigation intitulée «les joueurs au feu», comportant les détails du plan, qui était supervisé par trois hauts responsables de la sécurité nationale à Bahreïn, à savoir Adnan al-Zaa'en, Muhammad al-Hazeem et Ahmad al-Shorouqi.

La liste des assassinats comprenait les dirigeants politiques de l'opposition bahreïnie, notamment le chef du Mouvement islamique Al-Wafaa Abdul Wahab Hussein, qui est devenu plus tard (en 2011), l’un des principaux motivateurs des manifestations populaires à Bahreïn qui est actuellement condamné à perpétuité.

L'enquête a révélé l'intervention du roi de Bahreïn personnellement chez les autorités saoudiennes pour la libération de Mohammed Saleh, le commandant de la cellule d'assassinat, qui était arrêté alors qu'il cherchait à obtenir des armes pour mener à bien le plan d'assassinat commandité par l’agence de sécurité de Bahreïn.

Selon lui, le plan d’assassination commandité par le roi visaient «les adversaires chiites» dans le but de «servir la patrie.»

Le programme télévisé «Ma Khafiya Aazam» a diffusé pour la première fois des enregistrements secrets des recrues d'«al-Qaïda», notamment celui de Hisham Hilal Mohammed al-Balushi, recruté par les services de renseignement bahreïnis en 2006 pour mener des missions d'espionnage et des opérations de sécurité en Iran avant d'être exécuté par les autorités iraniennes en 2015, après être apparu dans un enregistrement en tant que dirigeant de l'organisation «Ansar Al-forkan».

 La poursuite de l'opposition

L'émission a interviewé le chef de la sécurité bahreïnie, Yasser al-Jalahmeh, commandant du bataillon de la sécurité qui a dispersé la manifestation au centre de Manama en mars 2011. Ce dernier a confirmé qu'il y a eu des victimes parmi les manifestants, ce jour-là.

Al-Jalahmeh, qui a pu quitter Bahreïn en 2013, a déclaré que les autorités bahreïnies lui avaient fourni de fausses informations, selon lesquelles les manifestants étaient fortement armés et avaient planté des bombes sur les routes, son bataillon (700 soldats incluant avions et véhicules blindés) pensait alors qu'il ferait face à une force armée, mais en réalité les manifestants n'étaient pas armés et ne leur ont pas résisté. Il a ajouté que les armes présentées par les médias bahreïnis avaient été déposées sur le lieu de la manifestation après l’attaque.

L’émission a également interviewé, Salah al-Bandar, ancien conseiller auprès de la Cour royale bahreïnie, qui a supervisé l’élaboration du «rapport Bandar» publié en 2006, révélant la formation de cellule d’assassination par le régime bahreïni pour liquider l'opposition. En plus de l’élaboration d’un «système de sécurité parallèle» financé par la Cour royale ayant pour rôle de mobiliser les sunnites de Bahreïn en les convainquant qu'ils sont constamment en danger et qu'ils doivent protéger le système en place.

John Criaco, ancien officier de la CIA chargé de la lutte antiterroriste qui a également été interviewé, a souligné que les autorités bahreïnies tenter de scinder l’opposition, sans y parvenir. Notant que, lorsque les services de renseignement américains ont arrêté le dirigeant d'«Al-Qaïda» en 2002 «Abu Zeid» ils avaient retrouvé avec lui les numéros de téléphone de trois membres de la famille royale saoudienne, deux d’entre eux sont mystérieusement morts et un troisième disparu, confirmant qu'ils avaient des informations sur la relation de leur pays avec la création de l’organisation «Al-Qaïda» et qu’il était nécessaire de les éliminer afin de ne pas divulguer ces informations.

 

 

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