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Sanctions : L’Europe va le payer cher, l’Iran en droit de réduire la coopération sécuritaire

Sanctions : L’Europe va le payer cher, l’Iran en droit de réduire la coopération sécuritaire
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Le Conseil européen a porté sur la liste noire de l’UE la Direction pour la sécurité intérieure et deux responsables de cette division du ministère iranien des Renseignements et de la Sécurité nationale pour leurs «récents attentats sur le sol européen». L’Iran a promis d’y répondre en conséquence. Sputnik en a discuté avec un analyste iranien.

En réponse aux sanctions imposées par l'Union européenne à l'encontre des services iraniens de renseignement et de deux de leurs responsables, qui ont été portés sur «la liste européenne des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme», Téhéran a déclaré son intention de revoir le programme de coopération avec les pays de l'Europe en matière de renseignement et de garantie de la sécurité.

«Depuis de longues années, l'Iran est confronté au problème du terrorisme international. Aussi, nous appliquons-nous à établir une coopération avec différents pays, y compris avec l'Union européenne. Cette coopération comptait beaucoup non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'Europe elle-même», a indiqué à Sputnik Ali Reza Akbari, fondateur du Centre iranien d'études stratégiques et ancien vice-ministre iranien de la Défense.

L'interlocuteur de l'agence a toutefois rappelé que l'activité subversive d'une série d'organisations terroristes, notamment de l'Organisation des « moudjahiddines du peuple iranien » (OMPI, mouvement armée au pouvoir en place à Téhéran que celui-ci qualifie de terroriste), n'avait pas diminué, mais s'était même intensifiée et surtout après l'imposition de sanctions européennes contre l'Iran.

«Cela illustre la puissance et le pouvoir des lobbies politiques de ses organisations terroristes, capables au niveau des gouvernements des pays européens de faire pression sur l'Iran. Quoi qu'il en soit, la patience iranienne a ses limites. Dès que nous avons affaire à une telle impertinence de la part de l'UE, nous ne pouvons évidemment pas ne pas réagir», a martelé l'expert.

Et de rappeler que l'Iran investissait depuis longtemps des sommes colossales dans le programme de lutte contre le narcotrafic, dont l'itinéraire est bien connu et va depuis l'Afghanistan vers l'Europe.

«Pour cela, nous avons besoin d'armes et d'instruments modernes, mais, dans le contexte des sanctions, l'Europe nous en prive. Néanmoins, nos jeunes soldats sauvent l'Europe de la drogue souvent au prix de leurs propres vies», a poursuivi l'Iranien.

Selon ce dernier, des pays européens ont donné refuge à des terroristes qui avaient tué des centaines de femmes et d'enfants innocents en Iran et ne font rien pour punir ces criminels.

«Dans ses conditions, l'Iran est en droit de réduire la coopération sécuritaire, y compris en matière de renseignement. L'UE doit bien se rendre compte qu'une telle démarche de la part de Téhéran serait une grande perte pour elle. […] L'Europe va le payer cher», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

L'Union européenne a imposé, mardi 8 janvier, des sanctions aux services iraniens de renseignement et à deux de leurs responsables. Ces derniers sont accusés d'être impliqués dans une série de meurtres et de complots ayant visé des dissidents aux Pays-Bas, au Danemark et en France.

L'Organisation des « moudjahiddines du peuple iranien » (OMPI) avait figuré sur la liste des organisations terroristes établie par les États-Unis de 1997 à septembre 2012 et sur celle du Conseil européen de 2002 à janvier 2009. L'OMPI fait partir du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), qui déclare lutter pour l'instauration d'un pouvoir démocratique et laïque en Iran.

Source : Sputnik

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