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Nigeria: au moins trois soldats tués dans une attaque de «Boko Haram»

Nigeria: au moins trois soldats tués dans une attaque de «Boko Haram»
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Au moins trois soldats ont été tués, et plusieurs sont portés disparus, dans une attaque de «Boko Haram» contre une base militaire située dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté jeudi à l'AFP des sources sécuritaires.

Des terroristes présumés de la faction du «groupe de l'Etat Islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP)» ont attaqué mercredi soir la base militaire de la ville de Kareto, à 150 km au nord de Maiduguri, la capitale de l'État du Borno. Les soldats postés sur la base se sont repliés avant de recevoir le soutien de l'armée de l'air, ont précisé plusieurs sources sécuritaires. «Nous avons perdu trois soldats dans le combat et plusieurs autres sont toujours portés disparus», a déclaré à l'AFP un officier en poste à Maiduguri.

«Les +terroristes+ ont été chassés hors de la base par un avion de combat qui a opéré sur les lieux», a déclaré l'officier militaire sous couvert d'anonymat, ajoutant que des recherches avaient été lancées pour retrouver les soldats disparus.

«Les corps de trois soldats ont été retrouvés après l'attaque», a déclaré un membre des milices civiles qui combattent au côté de l'armée nigériane.

Selon lui, de nombreux civils ont fui vers le Niger voisin. Dans le même temps, des terrorites de «Boko Haram» ont attaqué mercredi soir le village de Mammanti, situé à 5 km de Maiduguri, tuant une personne et incendiant tout le village avant de voler des centaines de tête de bétail, a déclaré le chef du village et des habitants.

«Les combattants sont arrivés vers 23 heures (22H00GMT) et ont ouvert le feu au hasard», a rapporté Muhammad Mammanti, un villageois.

«Ils ont tué une personne, ont brûlé le village et ont volé le bétail».

Plus tôt dans la journée, d'autres sources ont rapporté le kidnapping de sept femmes près de la ville de Bama, alors qu'elles travaillaient dans les champs, sous la protection d'hommes armés. Les attaques s'intensifient depuis plusieurs semaines, notamment contre les bases militaires et au moins une centaine de soldats ont été tués depuis juillet.

En une semaine, des centaines de civils ont du fuir les combats, qui se rapprochent dangereusement de Maiduguri, ancien fief du groupe islamiste, qui vit désormais dans une paix relative.Le conflit a causé la mort de plus de 27.000 personnes depuis 2009 et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers dans la région du lac Tchad.

Source : AFP

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