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Sayed Abbas el-Mousawi... de l’enfance jusqu’au Martyre

Sayed Abbas Mosawi a vu le jour en 1952 dans la région de " Chayyah " (Banlieue Sud de Beyrouth), des parents issus du village de "Nabi Chit" (Bekaa), qui sont venus résider dans la Banlieue sud. Sayed Abbas était purement hachémite (descendant du prophète Mohamad) des 2 parts maternelle et paternelle.
Dès son enfance, Sayed Abbas s'est distingué par sa sympathie aux gens et par son pansement des blessures des opprimés et des misérables. Il était courageux et brave à exprimer son opinion et il était pionnier, une qualité le distinguant de ses amis d’enfance.
Sayed Abbas a su que la cause primordiale des soucis et des malheurs de sa nation s’avère l’entité sioniste usurpatrice que l’arrogance a semée dans nos territoires causant ainsi une tragédie de bannissement et d’expatriation d’un peuple.
Sayed Abbas a vécu la tragédie du peuple palestinien à chaque minute de sa vie. A 10 ans, il s’est joint aux combattants de la révolution palestinienne et il a effectué plusieurs sessions d’entrainement militaire parmi elles une qui avait était organisée dans l’un des camps de révolution à Damas.
De fait, la révolution est devenue un titre primordial dans sa vie et une action quotidienne manifestée dans ses actions et ses paroles. Il lisait toujours le quotidien "Al Sawra" (la Révolution) en guise de poursuivre les nouvelles des Palestiniens, de leur souffrance et de leur lutte.
Il a même goûté les douleurs des combattants. Lors d’une session d’entrainement, il a cassé la jambe et il était hospitalisé. Cependant, les douleurs corporelles n’ont pas fléchi sa détermination et son accrochement à la révolution et au sacrifice pour son pays et pour la Palestine. Interrogé sur le degré de sa souffrance, Sayed Abbas répondait que la blessure corporelle ne vaut rien en comparaison avec la blessure de la dignité, de l’honneur et de la religion qu’un ennemi sordide et une arrogance isolante nous ont causée.
Sayed a bien su qu’il a choisi un chemin difficile voire le plus difficile. Cependant, il se dotait de la détermination et de l’enthousiasme qui ont converti la situation révolutionnaire qu’il vivait au fond de soi-même en une situation dogmatiste fidéiste ancrée dans son entité voire étroitement liée à sa présence. Sa personnalité est devenue, de fait, une combinaison magnifique qui incarne la foi révolutionnaire et la conscience refusant toute sorte d’humiliation et de soumission.


Premiers pas sur le chemin du savoir:
Sayed Abbas a fait la connaissance de Sayed Moussa El-Sader en 1986 dans une maison d’un ami dans la localité d’Ouzai. Ils ont pu, suite à une conversation, nouer une bonne relation d’amitié et d’harmonie. A ce jour, Sayed Moussa s’est apercevu qu’il est devant une personne distinguée, et un homme qui serait remarquable dans la vie de son peuple et de sa nation.
Sayed Moussa lui a donc proposé de s’affilier au "Hawza" (école religieuse islamique) nommée au temps "L’Institut des Etudes Islamiques" qu’il avait fondé à Tyr (Sud). Exauçant la demande de Sayed Moussa, Sayed Abbas a continué ses études au Hawza.
A 16 ans, Sayed Abbas a porté le turban. Avec l’écoulement du temps, il  s’est attaché, de plus en plus, à Sayed Moussa qui lui a échangé les mêmes sentiments, le trouvant un jeune homme assoiffé à s’informer de la religion et ses dispositions. Pour cette raison, Sayed Moussa lui a conseillé de se rendre en Irak pour poursuivre ses études sous l’égide d’Ayatollah Sayed Mohamad Baker El Sader.


Le départ à la ville sainte de Najaf :
C’est le premier départ du jeune Sayed qui a abandonné les délices de la vie pour pénétrer, de plus en plus, dans les voies du savoir fidéiste, le but de sa vie.    Au début, quelques professeurs l’ont aidé et l’ont enseigné plusieurs sujets religieux. Son seul professeur fut son idéal l’Ayatollah Sayed Mohamad Baker El Sader qui l’a jugé une personnalité singulière assoiffée au savoir. Pour cette raison, il l’a distingué des autres étudiants: il lui a permis de lui poser toute question à tout temps. "Abbas est mon âme" répétait-il.
Cette sollicitude particulière a incité Sayed Abbas à être assidu et à défier toute question épineuse entravant sa formation scientifique. Il a pu achever ses hautes études dans une période de 5 ans au temps ou les autres étudiants ont besoin de plus d’années.


Le premier retour au Liban (en 1972) :
La nostalgie véhémente aux parents, aux proches et au pays natal a poussé Sayed Abbas à retourner au Liban en été 1973 après une absence de 4 ans.


Le retour en Irak (en 1973):
Sayed Abbas est de retour à Najaf accompagné de son épouse qui s'occupait de lui et satisfaisait ses besoins. Il appréciait, de même, sa patience à l'égard de la pauvreté et de l'exil. Un jour, Sayed Abbas prétendait acheter quelques livres mais il n'avait pas de l'argent. Pour en avoir, son épouse a vendu son alliance. 
Sayed Abbas était modeste et probe et il menait une vie ascétique et avec un salaire frugal.


Les activités du Sayed martyr à Najaf:
En plus de ses préoccupations de ses études, Sayed Abbas accordait une grande partie de son temps et de son attention à la propagation d'apostolat islamique et à la tenue des séminaires pour discuter les situations de la nation. Ces séminaires étaient, de même, une occasion pour rencontrer des étudiants de part le monde et pour les inciter à confronter fermement l'arrogance mondiale et l'invasion culturelle visant à expatrier les peuples et les sociétés islamiques.
Lors de son séjour en Irak, Sayed Abbas a été ému par la tragédie du peuple irakien patient due à l'oppression du gouvernement. Parallèlement, la tragédie que vivait le Sud du Liban à cause de l'occupation israélienne et ses agents a aggravé sa souffrance. Touché par les tragédies irakienne et libanaise, il a appelé à lutter contre toute occupation de part le monde soulignant la responsabilité des Ulémas dans la rénovation de l'âme de la résistance là où ils se trouvaient.
Lors de cette période critique et difficile aussi bien dans l'histoire des lieux sacrés à Najaf (en Irak) que celle du Sud libanais, Sayed Abbas a joué un rôle primordial étant un lien entre Sayed Mohamad Baker El Sader et Sayed Moussa El Sader. Chaque année après l'Achoura (au mois de Moharrem, premier mois de l'an hégirien), Sayed Abbas retournait au Liban pour mettre Sayed Moussa au courant de la souffrance du peuple irakien et de la situation des Ulémas du Najaf.
La Tyrannie incarnée par le président irakien Saddam Hussein a, de même, touché Sayed Abbas qui a été traqué et surveillé en 1987 et dont la maison a fait l'objet de plusieurs incursions. Suite à de maintes vexations dont Sayed Abbas a fait l'état, Sayed Mohamad Baker El Sader lui a ordonné de quitter l'Irak. Sayed Abbas a quitté l'Irak en cachette dans un jour du mois de Moharrem après 9 ans de séjour dans ce pays.


Retour ultime au Liban :
Sayed Abbas est retourné au Liban portant la mission de la réanimation des bases islamiques et la confrontation de l'arrogance.
Il a entamé ses activités par l'édification d'une modeste "Hawza" à Baalbek, en guise de regrouper les étudiants bannis du Najaf, qui avait joué, ultérieurement, un rôle pionnier dans la propagande de la mission dans toutes les régions libanaises.
En avril 1980, Sayed Mohamad Baker El Sader a été assassiné. Ces ultimes lettres avaient renfermé des recommandations pour Sayed Abbas étant son représentant au Liban.
Toutefois, la martyre du Sayed Mohamad a durci la détermination du Sayed Abbas qui a joué un rôle primordial dans la motivation des personnes effrayées en répétant les propos du Sayed El Sader: "Le parti "Baas" a palissadé le peuple irakien d'un mur de peur, mais je le percerai ce mur par mes sangs."
Sayed Abbas a, plus tard, fondé avec son épouse "la hawza de Sayda Zahraa" pour enseigner les dispositions islamiques aux femmes.
Partant de sa foi que l'union islamique débute de l'union des Ulémas de la nation, Sayed Abbas a tenté  d'établir une association des Ulémas musulmans dont la pierre angulaire a été déposée au Bekaa en 1979 formant ainsi la première association des Ulémas au Liban.
La bannière de l’Islam, portée par des mains bénites, a flotté hautement au vent. Une révolution géante s’en est émanée. Elle a ébranlé la terre sous les trônes des opprimants et a édifié sur leurs décombres l’Etat de l’Islam. L’Imam Khomeiny est retourné de l’exil pour renverser les calibres d’idole et raviver l’Etat de l’Islam.
Le rêve du Sayed Abbas de fonder l’Etat de l’Islam a été réalisé. Plus tard, il a rencontré, avec quelques uns de ses frères, l’Imam en Iran s’inspirant de lui la façon de traiter le futur et les procédés du travail combatif et recevant de lui leur devoir religieux.
En dépit des sessions et des entrainements qu’il avait subis, Sayed Abbas s’est joint au premier entrainement militaire organisé par les Gardiens Révolutionnaires à "Janta" dans le Bekaa. Il y était l’idéal pour autrui. Il était le savant et le stagiaire donnant ainsi une leçon dans la direction idéale.


Le murissement de la renaissance islamique au Liban :
En 1982, il était indispensable d’escalader le combat de la résistance contre l’ennemi sioniste. Sous l’égide de l’invasion sioniste et le déploiement des forces multinationaux dans une phase ultérieure, Hezbollah- Liban est né. C’était une naissance bénite dirigée par l’Imam Khomeiny et dont Sayed Abbas était l’un des principaux fondateurs.

Le Sayed s’est trouvé très occupé de la croissance du travail combatif. Par faute du temps, il a désigné certaines personnes compétentes et expertes pour enseigner les étudiants de la hawza. 


Le Sayed et le Sud :

La souffrance du Sud libanais a touché Sayed Abbas. Peu avant l’invasion sioniste, il s’est déplacé dans quelques villages en guise de prêcher la tutelle du juriste religieux (gouvernement du docte ou "Velayat-e faqih"), et appeler a éradiquer "Israël", la glande cancérigène.

Lorsque l’invasion a débuté, Sayed Abbas a quitté sa maison à Baalbek et s’est dirigé à Beyrouth et puis au Sud. A "Jebchit", il a rencontré cheikh Ragheb Hareb et lui a transmis le devoir religieux de l’Imam Khomeiny ordonnant d’affronter "Israël" à tout lieu et par tous les moyens et les capacités. De sa part, cheikh Ragheb a appliqué son devoir criant a haute voix « Prendre une position s’avère une arme... serrer les mains un aveu ». Joignant le convoi des martyrs, Cheikh a tombé martyr le 16 février 1984. Sa martyre était une larme dans le cœur de Sayed Abbas.

Désigné responsable du Choura de Hezbollah, Sayed Abbas s’est rendu u Sud où il a résidé dans une maison modeste située à Tyr. Il passait son temps avec les moudjahidines qui sont devenus, avec le temps, ses parents, ses proches et ses fils. Il les accompagnait dans leurs missions difficiles traversant silencieusement les vallées et les montagnes. De même, ils recevaient les habitants pour écouter leurs problèmes répétant son expression célèbre « à votre service ».


Le Sayed et l’Intifada:
Sayed Abbas a vécu la souffrance et la tragédie du peuple palestinien. Il corroborait la nécessité de l’application des Fatwas (un décret religieux) de l’Imam Khomeiny d’effacer "Israël" de l’existence.


Le Sayed et les soucis des musulmans :
Les préoccupations du Sayed Abbas des affaires des opprimés n’étaient pas limitées à une certaine région. Il porte aussi bien les soucis des opprimés au Liban, en Palestine, en Algérie, au Pakistan, en Afghanistan, au Cachemire et les Républiques musulmanes soumises au régime communiste qui ne leurs a causé que la pauvreté et l’humiliation.
Il tentait de former une union dirigée par les Ulémas islamiques dans le monde refermant les forces qui croient en la lutte contre l’arrogance.


Sayed Abbas secrétaire général :
En mai 1991, Sayed Abbas a été élu secrétaire général du Hezbollah. Il jugeait cette nomination un devoir non pas une exaltation. Il craignait que ce poste le détournerait de vivre avec les moudjahidines et les combattants et ressentir leurs soucis. S'adressant aux foules qui se sont affluées pour le féliciter, il leur disait: "Ne me félicitez pas, consolez moi. J'aspire à vivre toujours avec les résistants et les moudjahidines."
Dans les 9 mois en poste du secrétaire général, Sayed Abbas a pu réaliser tant de choses à tous les niveaux sociaux, nationaux, culturels et médiatiques. Grâce à son style simple et calme, ses arguments objectifs et clairs, il a pu attirer plusieurs personnalités politiques, nationales et sociales.
Son éminence se déplaçait perpétuellement entre les différentes régions libanaises. Il rôdait dans les ruelles et les quartiers pauvres pour entendre les plaintes des opprimés répétant "Je suis à votre service, mais je vous commande de soutenir la Résistance."
Sayed Abbas a participé à plusieurs conférences, festivals, et réunions politiques, sociaux et culturels où il prononçait des prêches.
Néanmoins, son dernier prêche fût à Jeibchit dans l'occasion de la commémoration de la martyre du cheikh Ragheb Hareb avant quelques heures de sa martyre.
16-2-1992 un jour impérissable, un martyr qui fait l'éloge d'un autre martyr, un martyr qui prononce un discours dans la commémoration d'un autre martyr, un moudjahid qui rédige la dernière ligne dans le livre de sa lutte.
Après le prêche,  Sayed Abbas a rendu visite aux familles des martyrs et des détenus et aux habitants de Jebchit.
Dans le chemin de retour à Beyrouth; les drones israéliens ont lancé un raid sur son convoi. Accompagné de son épouse et son cadet Hussein, Sayed Abbas est tombé martyr.

11-02-2010 | 16:21


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