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  Par Samer R. Zoughaib

Les médias occidentaux osent à peine prononcer le mot, les «Israéliens» le nient obstinément, les Arabes l’ignorent, mais les faits sont là: la troisième intifada palestinienne, celle d’al-Qods, a déjà commencé.

Plus un jour ne passe à al-Qods sans que les Palestiniens ne sortent dans les rues pour affronter la police, l’armée, les colons et les militants de l’extrême-droite «israélienne». Les incidents se comptent par dizaines, ces dernières semaines, et pourtant, les médias du monde entier s’abstiennent d’accorder à ces événements l’importance qu’ils méritent.Le troisième Intifada a éclaté à al-Qods. Il est cependant clair, aux yeux des analystes et des observateurs honnêtes, que les habitants arabes de la ville sainte, soumis à des persécutions et des vexations quotidiennes de la part de l’occupant «israélien», ont décidé de prendre en main leur destinée.

Bien que le calme soit revenu à Gaza et en Cisjordanie depuis le cessez-le-feu conclu fin août, les affrontements se poursuivent à al-Qods. Le durcissement de la répression «israélienne» et les nombreuses restrictions et mesures de rétorsion prises par les autorités d’occupation n’ont pas brisé le moral et la détermination des «qodsiotes» à défendre leur ville et leurs lieux saints. Et cette résistance est en train de prendre des formes diverses, allant des manifestations de jeunes, aux attaques contre les symboles de l’occupation, et, tout récemment, le recours à la lutte armée.

Un rabbin extrémiste blessé

Mercredi soir, des inconnus circulant à motos ont tiré contre un militant d’extrême-droite, Yéhuda Glick, qui a été grièvement blessé, dans une rue de la partie Est d’al-Qods. Agé d'une cinquantaine d'années, ce rabbin dirige depuis longtemps les tentatives d’occupation de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'Islam, que les juifs extrémistes appellent le «Mont du Temple».

Quelques heures plus tard, la police «israélienne» a annoncé avoir abattu un Palestinien soupçonné d'être l’auteur de l’attentat contre Yéhuda Glick.  Il s’agit de l’ancien détenuLe troisième Intifada a éclaté à al-Qods. palestinien Mou’taz Hijazi, membre du Jihad islamique en Palestine, qui a passé onze années derrière les barreaux des prisons sionistes. La version «israélienne» est cependant contestée par les observateurs, surtout que Hijazi a été abattu à l’aube à son domicile, alors qu’il se défendait contre des policiers qui venaient l’arrêter. Est-il possible que l’auteur d’un attentat, commis quelques heures plus tôt, aille tranquillement passer la nuit dans son lit?

Après ces incidents les forces d’occupation ont interdit d’accès, «jusqu'à nouvel ordre», l'esplanade des Mosquées aux visiteurs et aux fidèles musulmans. Cette mesure a provoqué une forte tension dans la ville et des dizaines d’habitants d’al-Qods, qui passent la nuit sur les lieux saints pour les protéger (les mourabitoun), sont en état d’alerte, prêts à faire face à toute tentative d’occupation de l’esplanade.  

Cette restriction s’ajoute aux innombrables vexations qui sont infligés aux Palestiniens. La semaine dernière, les autorités «israéliennes» ont interdit aux travailleurs palestiniens de Cisjordanie d’emprunter, pour le trajet du retour, les même bus que les juifs. De nombreuses organisations des droits de l’homme ont dénoncé une mesure de ségrégation, présentée comme un impératif de sécurité.

Multiplication des provocations

Mais le plus grave reste la politique de relance de la colonisation d’al-Qods, annoncée par le Premier ministre Banyamin Netenyahu (construction de 1000 logements dans les quartiers arabes), qui prend la forme de provocations contre la population palestinienne, et qui s’ajoute aux visites quotidiennes des extrémistes juifs sur l’esplanade des Mosquées.

Dans le même temps, l’appropriation de maisons palestiniennes par des colons dans le quartier arabe de Silwan se poursuit de plus belle.

Cette annonce a provoqué la colère des jeunes palestiniens, qui sont descendus dans les rues dans plusieurs quartiers pour affronter les policiers «israéliens». Le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, s'est rendu sur l'esplanade des Mosquées, où il a été accueilli par une foule qui scandaient: «En route pour al-Aqsa, martyrs par millions.»

Ces événements sont les derniers d’une série d’incidents qui se multiplient ces dernières semaines. Depuis l’assassinat, cet été, du jeune palestinien Mohammad Abou Khdeir par des extrémistes juifs, les rames du tramway, inauguré en 2011 pour relier les quartiersLe troisième Intifada a éclaté à al-Qods. Est et Ouest d’al-Qods sont la cible quotidienne de jets de pierres et de cocktails Molotov. Pour de nombreux jeunes Palestiniens, cette ligne est devenue le symbole d'une souveraineté israélienne qu'il faut combattre quel que soit le prix à payer.

Presque toutes les nuits, des jeunes érigent des barricades dans des quartiers arabes, livrent des batailles rangées dans la vieille ville, attaquent des «Israéliens».

Le durcissement de la répression n’a pas réussi à briser le soulèvement. L’arrestation, depuis juillet dernier, de 800 de Palestiniens, n'a pas ramené le calme dans les rues d’al-Qods.

Face à cette réalité, des journalistes israéliens et des médias occidentaux commencent à évoquer le mot «Intifada». Pour Hamos Harel, du quotidien Haaretz, «il n'y a pas d'autre choix que de parler d'une intifada municipale qui fait rage depuis l'été».

Des médias français, comme le quotidien Le Monde et les hebdomadaires Le point et L’Express n’hésitent plus à parler d’intifada.

Connie Hackbarth, éditeur chez Alternativnews, s’emploie à démontrer que contrairement aux démentis «israéliens» du caractère insurrectionnel des événements d’al-Qods, c’est bien à une nouvelle Intifada que le monde est en train d’assister.

«Des affrontements ont éclaté tout au long du week-end à Jérusalem-Est, alors qu'un supplément de policiers israéliens et de forces spéciales ont été déployés dans la ville pour faire face à la ‘non-Intifada’», écrit-elle, ironiquement.

La journaliste souligne que «des dizaines de Palestiniens ont été blessés ce week-end lors d'affrontements entre les forces israéliennes et les manifestants Palestiniens dans différents endroits à travers Jérusalem-Est.

Dès vendredi matin d'importantes forces de la police israélienne et de la police des frontières ont commencé à se rassembler sur la ville sous ce que la police a baptisé «Opération Gardiens des murs».

Trois ballons de surveillance ont été lancés au-dessus des quartiers de Ras al Amud, Abou Dis et Beit Hanina, dans la partie ouest de la ville. Des affrontements ont également eu lieu dans A Tur, Silwan, Issawiya et Wadi Joz tout au long du week-end dernier.

Dimanche 26 octobre, Mahmoud Zahar, haut responsable du Hamas, a déclaré que le cycle constant de violence à Jérusalem est une «intifada».

L’intifada d’al-Qods n’est plus un soulèvement silencieux, comme le souhaitaient les «Israéliens». Les dirigeants et les médias arabes continueront-ils à l’ignorer?

Source: french.alahednews
30-10-2014 | 16:28
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